Pour nous contacter : soyez au rendez-vous sur IRC ! ⋅ Parcourir l'archive musicale Dogmazic ⋅ Notre Blog ⋅ Notre Documentation
Bonjour à tous,

Le forum Musique Libre a migré !

Pas d'inquiétude, vos comptes et vos messages ont été migré ! Mais nous n'avons pas pu migrer les mots de passe, il vous faudra donc cliquer sur "J’ai oublié mon mot de passe" et suivre la procédure.

Welcome back ;)

Musique et capitalisme.

Tout ce qui concerne le Libre, le copyleft, les biens communs, le partage des savoirs, &tc...
Avatar de l’utilisateur
DECAY
Messages : 637
Inscription : 15 août 2007, 16:31

Re: Musique et capitalisme.

Message par DECAY »

il y a aussi "Bruits" de Jacques Attali qui est un bouquins interressant sur la musique car en plus d'étudier ce qui se passe actuellement (et historiquement) il se projette dans l'avenir et je pense que sa lecture est importante.

"Musique, une très brêve introduction" de Nicolas Cook, très bon aussi mais moins centré sur ce qui semble être ton sujet


voilou




...
kokonotsurecords
Messages : 1776
Inscription : 16 mars 2008, 17:42

Re: Musique et capitalisme.

Message par kokonotsurecords »

En ligne il y a tout un tas de ressources qui dépassent le cadre de la musique pour embrasser une réflexion plus globale sur le capitalisme en général, la société consumériste, les technologies participatives et leurs implications sociales, dans la culture notamment.
Tu peux commencer par Bernard Stiegler en allant sur son site :
http://www.arsindustrialis.org/les-page ... d-stiegler
Pour te donner une idée, il y a un article parut sur Télérama :
http://www.telerama.fr/techno/bernard-s ... ,43551.php
tdBt
Messages : 1485
Inscription : 06 août 2004, 01:47

Re: Musique et capitalisme.

Message par tdBt »

allez je radote encore et encore sur c e type que je découvre, pas spécifiquement ax" sur la musique ou la culture mais sur le mode de production participatif (p2p) des biens, culturels ou autre, mais aussi de la construction démocratique comme hyper démocratique (tout le monde participe), et les adaptations nécessaire de l'idée de marché.
Michael Bauwens, gogole te permet de trouver gavé de textes et conférences, en anglais sur le web mais il a écrit deux ouvrages en français sur les mêmes principes et idées.
Je me creuse la tête pour optimiser pragmatiquement une structure de prod pour produire un truc précis (un dessin animé pour tout dire).

dF
Manumanumanu
Messages : 90
Inscription : 15 déc. 2008, 23:05

Re: Musique et capitalisme.

Message par Manumanumanu »

yeah merci a tous !

Bon y'en a quelques uns que j'ai déjà lu (bruits, la musique assiégée, N Heinich, A Hennion, la gratuité c'est le vol, musique une très brève introduction).
En fait ce que je cherchais plus particulièrement, c'est plutôt des réflexions "philosophiques" dans le style d'Adorno, de Benjamin ou de Guy Debord, mais je vais me mettre sur ceux que vous m'avez conseillé.

Et puis je vais lire les bouquins de Dana :)
Avatar de l’utilisateur
DECAY
Messages : 637
Inscription : 15 août 2007, 16:31

Re: Musique et capitalisme.

Message par DECAY »

bah quand tu as Guy Debord t'as plus besoin de rien d'autre ...

:lol:


...
Manumanumanu
Messages : 90
Inscription : 15 déc. 2008, 23:05

Re: Musique et capitalisme.

Message par Manumanumanu »

Up !
Bon, j'ai commencé la rédaction, ça avance petit à petit, pas aussi vite que je le voudrai, évidemment...
Résultat j'ai relu ce fil, et je me rend compte que ma définition de mon sujet n'est pas très claire.

Ce que j'appelle "esthétique de la musique libre" s'oppose en fait à "l'esthétique du capitalisme", qui a été discuté, entre autre, par Adorno, Benjamin, Debord (pour ne prendre que ceux qui ont une vision la plus "en dehors" de la manière dont le système capitaliste nous fait voir les choses).

En fait, je pense (et je crois que je ne suis pas le seul), que l'existence même d'un système repose forcement sur une idéologie, une manière de voir les choses partagée par le plus grand nombre, un certains nombre de valeurs qui ne sont pas remises en cause.

Une des particularité du mot "art", c'est que le terme ne définit rien de concret. En fait, son utilisation désigne toujours quelque chose de différent en fonction des époques, des lieux, des sociétés... Il fait parti des termes qui sont les plus facilement manipulables par une idéologie.

La définition du mot "art" est donc un enjeu pour tous les acteurs de la société, d'un point de vue politique, car il permet de définir la réalité. Celui qui possède le pouvoir de dire : "l'art c'est ça, ça et ça, mais c'est pas ça" possède le pouvoir tout court. Ou plutôt, la définition du mot "art" est constituée par les enjeux de pouvoirs entre les différents acteurs de la société.

Les acteurs de la musique libre (vous et moi, entre autre) font parti de ces groupes d'acteurs qui essayent de tirer la définition du mot "art" vers eux. C'est un enjeux énôôôôôrme !

L'idée de mon travail, c'est d'essayer de définir cette utilisation du mot "art" par les acteurs de la musique libre. Qu'est ce qu'elle propose, quelle sont les différence avec d'autre vision de l'art, etc. ?

Voila, c'est un peu plus clair maintenant. :D
A part ça, Dana, j'ai lu "professionnel vs amateur" et ça risque de m'être bien utile ! 8)
dana
Messages : 5472
Inscription : 24 juil. 2004, 14:55

Re: Musique et capitalisme.

Message par dana »

merci de nous tenir au courant !
bon à ce que je vois ta perspective est plutôt disons "sociologie critique" (bourdieusienne, c'est marrant que tu ne cites pas Bourdieu dans ton résumé là). Moi je me situe plutôt dans ce qu'on appelle la sociologie pragmatique et j'avoue que les références quasi mystiques à Debord ont tendance à me gonfler :)

Tiens je vais te raconter une anecdote
J'ai causé récemment avec un directeur de FRAC - une big institution qui défend l'art contemporain, achête beaucoup d'oeuvres etc..
Je lui demande comme ça : "vous ne croyez pas qu'il y a un paradoxe dans l'idée que l'art contemporain soit devenu le fleuron des institutions dans ce pays ? Que, comme le dit Heinich, la subversion soit devenue la règle de l'art "officiel" ? "
Il me répond : "vous savez, à chaque élection, locale ou nationale, on est très conscient que du jour au lendemain, on peut nous couper les vivres, que ces centres d'art contemporain peuvent disparaître demain. et d'autre part, une FRAC comme la nôtre est en lutte constante pour faire passer telle ou telle oeuvre, telle ou telle expo. Il arrive fréquemment que le pouvoir mette son veto, il nous est arrivé d'organiser une expo malgré la censure des collectivités locales etc."
Je me demande si dans une certaine mesure, la possibilité que nous avons de voir encore des oeuvres d'art contemporain, malgré le retour du moralisme et de la pudibonderie (cf. les associations de défense des familles etc.. qui s'en prennent à tout ce qui les dérange un peu dans leur vision de la famille ricorée - en tant que psychanalyste, on est en première ligne :), donc si, en l'absence des institutions type FRAC, il y aurait encore de l'art contemporain, je veux dire, des expos, des projets ambitieux.. Christo a mis trente ans avant de convaincre les dirigeants et le peuple allemand d'emballer le reichstag..
C'est jamais gagné..

Bon, il n'empêche que la manière dont les institutions font la pluie et le beau temps heurte effectivement mon sentiment libéral de base :) mais je crois que les choses sont beaucoup plus complexes qu'on ne le croit..
Avatar de l’utilisateur
DECAY
Messages : 637
Inscription : 15 août 2007, 16:31

Re: Musique et capitalisme.

Message par DECAY »

et fasse à l'art comptemporain, il y a internet dont à émergé une forme d'art comptemporain qu'on peut appeler l'art Libre (je place dedans des gens comme Antoine Moreau ou GOTO10).

mais dans internet, l'art Libre n'est pas la forme dominante, car il n'y a pas encore tout à fait d'institutions (c'est en train d'émerger).
Il y a eut une texte qui parlait de ça dans la revue Multitude N°35 "La Souveraineté Numérique" de Harry Halpin
Les institutions émergentes sont batie par ceux qui prennent les rennes du net et on y voit beaucoup plus d'art comptemporain hérité des années 80 (l'art compt a pas beaucoup évoluer depuis). En fait en dehors des cercles du Libre, rien ne change vraiment en art comptemporain.



...
dana
Messages : 5472
Inscription : 24 juil. 2004, 14:55

Re: Musique et capitalisme.

Message par dana »

salut decay
excuse mais je me dois de relever ce délicieux lapsus
par ceux qui prennent les rennes du net
par les cornes ?
j'adore !!

sinon
oui effectivement il y a liés à la licence art libre certains artistes contemporains, et on retrouve bien d'ailleurs dans l'esprit et les discours du groupe un côté disons "conceptuel", "activiste" - je n'ai rien contre le conceptuel en art, bien au contraire, mais c'est vrai que ça a pu occasionner des malentendus assez sévères à une époque.. maintenant, j'ai le sentiment que les fondateurs d'Art Libre ne causent plus autant qu'autrefois..
rien ne change vraiment en art contemporain dis tu
heu
tu veux dire au niveau des structures, du rapport création/institution etc ?
parce que bon, ça change et ça crée quand même, malgré ou grâce au "soutien des pouvoirs publics" parfois (ça créé aussi beaucoup sans ce soutien :) Dieu merci !
je m'en vais lire le texte de Harry Halpin alors
y'a un truc quand même qui me frappe, un truc assez basic : on peut présenter les rapports artistes et institutions comme un jeu de dupes. Ce paradoxe par exemple de la subversion comme règle : les artistes sont dupés, parce que leur pouvoir subversif peut sembler anihilé de fait par la récupération institutionnelle (ou "culturelle", la culture étant une grande machine à dégoupiller les grenades si l'on y songe), ou que les institutions se dupent elle-mêmes en présentant des oeuvres qui parfois constituent de véritables actes terroristes contre les valeurs de tels ou tels organisations : mais mais
je crois aussi que les choses sont plus complexes que ça
qu'on ne peut pas réduire la structure de l'art contemporain à un face à face rusé et sournois entre création et institution
qu'il existe en réalité au sein des institutions des groupes très différents, certains franchement militants, voire résistants, d'autres qui sont au contraire pieds et mais liés au Ministère (et la force publique)
et même chez les artistes, différents degrés d'implication, donc de cynisme
etc
Avatar de l’utilisateur
DECAY
Messages : 637
Inscription : 15 août 2007, 16:31

Re: Musique et capitalisme.

Message par DECAY »

Rien ne change vraiment dans l'art comptemporain aujourd'hui par rapport à ces 20 dernières années.
Le soutient des pouvoir public à toujours exister, les artistes ont toujours reçu des commandes pour lesquel ils ont créé.

je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il existe tout un tas de degrés dans l'investissement des artistes et des institutions dans l'art. tout n'est pas blanc ou noir.




...
Répondre