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pratiques culturelles des français à l'ère numérique
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suppr13931
- Messages : 121
- Inscription : 14 déc. 2007, 23:21
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
J’ai un peu de mal avec tout le charabia autour du participatif. C’est pas méchant comme truc mais bon. Démocratie participative. Management participatif. Syndicalisme participatif. Maintenant culture - ou plus exactement si j’ai bien compris - expression participative. La plupart du temps, le participatif consiste à faire accepter et faire intérioriser par un individu ou un groupe d’individus des décisions qui de toute façon seraient prises sans cette démarche. Mais le participatif comme le développement durable, c’est un peu l’étiquette en plus, le truc qui fait que ça passe mieux.
Mon reup, qui n’est pourtant pas un révolutionnaire, a « participé » activement et pendant longtemps à un conseil de quartier dans une ville de la région lyonnaise assez en pointe sur ce thème. Il en est arrivé à la conclusion que tout ce qui était vraiment important était décidé par les élites municipales et les urbanistes et que le rôle du conseil de quartier était d’assurer une sorte de courroie de transmission de décisions prises en haut. En gros, le participatif permet juste de comprendre mieux des décisions qui ne reviennent pas aux gens concernés. La domination est mieux acceptée et elle s’exerce d’autant mieux qu’elle a été soi-disant validée de manière participative. Aussi qui participe à ces structures ? Des profs, des intellectuels, des retraités, des membres de différents lobbies : des gens qui ont le temps.
Le jour où les conseils de quartiers seront remplacés par des comités de quartiers souverains gérant les affaires avec le personnel de la commune avec le minimum d’élus - ceux-ci devant être pourvu d’un mandat précis - alors là je serai d’accord. Ce ne sera plus du participatif mais de l’autogestion et cela ne suppose pas autre chose qu’une révolution. Force est de constater qu’on est loin aujourd’hui d’une telle prise de conscience.
Au fond, une culture ou une expression participative voudrait dire que l’on peut dire/créer ce qu’on veut mais que ça ne change rien. Or précisément si on veut que les gens deviennent vraiment maîtres de leur destin, il faudrait revoir non seulement toutes les structures sociales et économiques mais aussi avoir une réelle implication politique, idéologique et morale. Si on veut que les gens s’expriment, encore faut-il qu’ils aient quelque chose à dire, qu’ils aient le temps et les moyens de le faire. Cela suppose de revoir de fond en comble notre système de valeurs, de s’affranchir de la tutelle étatique et d’institutions locales qui reproduisent l’État à plus petite échelle, de remettre en cause l’abrutissement généralisé par la publicité et les média mainstream. Revendiquer l’épanouissement est quelque chose de profondément idéologique et politique au sens large du terme.
Deleuze dont je ne suis pas un inconditionnel a dit un jour : « La bêtise n’est jamais muette ni aveugle. Si bien que le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n’empêchent pas les gens de s’exprimer, elles les forcent au contraire à s’exprimer. Douceur de n’avoir rien à dire, droit ne n’avoir rien à dire, puisque c’est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d’être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n’est pas du brouillage, c’est des propositions qui n’ont aucun intérêt. Or ce qu’on appelle le sens d’une proposition, c’est l’intérêt qu’elle présente. »
Mon reup, qui n’est pourtant pas un révolutionnaire, a « participé » activement et pendant longtemps à un conseil de quartier dans une ville de la région lyonnaise assez en pointe sur ce thème. Il en est arrivé à la conclusion que tout ce qui était vraiment important était décidé par les élites municipales et les urbanistes et que le rôle du conseil de quartier était d’assurer une sorte de courroie de transmission de décisions prises en haut. En gros, le participatif permet juste de comprendre mieux des décisions qui ne reviennent pas aux gens concernés. La domination est mieux acceptée et elle s’exerce d’autant mieux qu’elle a été soi-disant validée de manière participative. Aussi qui participe à ces structures ? Des profs, des intellectuels, des retraités, des membres de différents lobbies : des gens qui ont le temps.
Le jour où les conseils de quartiers seront remplacés par des comités de quartiers souverains gérant les affaires avec le personnel de la commune avec le minimum d’élus - ceux-ci devant être pourvu d’un mandat précis - alors là je serai d’accord. Ce ne sera plus du participatif mais de l’autogestion et cela ne suppose pas autre chose qu’une révolution. Force est de constater qu’on est loin aujourd’hui d’une telle prise de conscience.
Au fond, une culture ou une expression participative voudrait dire que l’on peut dire/créer ce qu’on veut mais que ça ne change rien. Or précisément si on veut que les gens deviennent vraiment maîtres de leur destin, il faudrait revoir non seulement toutes les structures sociales et économiques mais aussi avoir une réelle implication politique, idéologique et morale. Si on veut que les gens s’expriment, encore faut-il qu’ils aient quelque chose à dire, qu’ils aient le temps et les moyens de le faire. Cela suppose de revoir de fond en comble notre système de valeurs, de s’affranchir de la tutelle étatique et d’institutions locales qui reproduisent l’État à plus petite échelle, de remettre en cause l’abrutissement généralisé par la publicité et les média mainstream. Revendiquer l’épanouissement est quelque chose de profondément idéologique et politique au sens large du terme.
Deleuze dont je ne suis pas un inconditionnel a dit un jour : « La bêtise n’est jamais muette ni aveugle. Si bien que le problème n’est plus de faire que les gens s’expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n’empêchent pas les gens de s’exprimer, elles les forcent au contraire à s’exprimer. Douceur de n’avoir rien à dire, droit ne n’avoir rien à dire, puisque c’est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d’être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n’est pas du brouillage, c’est des propositions qui n’ont aucun intérêt. Or ce qu’on appelle le sens d’une proposition, c’est l’intérêt qu’elle présente. »
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Salut l'inconnu qui est notre voisin et qu'on aimerait tant connaitre.
je suis en partie d'accord avec toi sans pour autant aller à la révolution. Les révolutions ont elle mêmes peu changé les choses et nous ont tout autant fait tourner en rond.
D'ailleurs, une révolution pour proposer quoi? (je te propose un autre post pour nous répondre dans le détail en te limitant à la pratique culturelle car sinon il te faudrait 3 tomes de 500 pages).
Je ne citerais pas Deleuze que je ne connais pas. avons nous parlé de démocratie participative?
Avant de sortir les grands mots ou de prêtez les grandes formules que nous utiliserions, ne pouvons pas rester simple?
Je parle de proposer aux gens de s'exprimer et ne pas se croire incapable de, sans talent, sans force de proposition.
Le mot de balance me revient en tête. Serais ce si utopique de penser que la plus part d'entre nous pourraient par la pratique d'un art s'exprimer, poser leur empreinte tralalalala (voir posts précédents)?
Est ce si dure de penser que nous ne sommes pas que là pour consommer mais aussi créer.
Décidément ca fait débat ce thème de "culture par tous". d'ailleurs depuis que l'on propose de parler de cela, par la lorgnette d'internet mais pas que, je remarque énormément de structures qui en parle et ce dans toute l'Europe.
Youpi ! [Edit : je dis pas que nous en sommes la cause]
je suis en partie d'accord avec toi sans pour autant aller à la révolution. Les révolutions ont elle mêmes peu changé les choses et nous ont tout autant fait tourner en rond.
D'ailleurs, une révolution pour proposer quoi? (je te propose un autre post pour nous répondre dans le détail en te limitant à la pratique culturelle car sinon il te faudrait 3 tomes de 500 pages).
Je ne citerais pas Deleuze que je ne connais pas. avons nous parlé de démocratie participative?
Avant de sortir les grands mots ou de prêtez les grandes formules que nous utiliserions, ne pouvons pas rester simple?
Je parle de proposer aux gens de s'exprimer et ne pas se croire incapable de, sans talent, sans force de proposition.
Le mot de balance me revient en tête. Serais ce si utopique de penser que la plus part d'entre nous pourraient par la pratique d'un art s'exprimer, poser leur empreinte tralalalala (voir posts précédents)?
Est ce si dure de penser que nous ne sommes pas que là pour consommer mais aussi créer.
Décidément ca fait débat ce thème de "culture par tous". d'ailleurs depuis que l'on propose de parler de cela, par la lorgnette d'internet mais pas que, je remarque énormément de structures qui en parle et ce dans toute l'Europe.
Youpi ! [Edit : je dis pas que nous en sommes la cause]
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Autant je perçois le début de manière très pertinente. Car, effectivement, qu'est-ce un conseil de quartier, si ce n'est un organe au service d'un pouvoir qui ne veut pas déléguer mais plutôt "expliquer, faire comprendre" (la soit-disant justesse de son exercice) ?Al_z a écrit :Au fond, une culture ou une expression participative voudrait dire que l’on peut dire/créer ce qu’on veut mais que ça ne change rien.
Autant raccrocher ces expériences politiques à la culture participative me semble vaine et peu pertinente. Et c'est là où je pense, Deleuze est peut être pris au dépourvu pour le montrer. On est pas dans "l'intention de", on est dans l'affirmation qu'une culture passive, de consommation, de contemplation, n'est qu'une culture capitaliste au service de l'argent et non des citoyens.
Une brèche n'est qu'une brèche... aussi peut-elle entrouvrir des portes qu'on ne soupçonnerai guerre ? Les gens ont des choses à dire, le silence en est une, la non possibilité de dire les choses en est une autre, le renfermement sur soi car personne n'écoute, en est une autre...Al_z a écrit : Si on veut que les gens s’expriment, encore faut-il qu’ils aient quelque chose à dire, qu’ils aient le temps et les moyens de le faire. Cela suppose de revoir de fond en comble notre système de valeurs, de s’affranchir de la tutelle étatique et d’institutions locales qui reproduisent l’État à plus petite échelle, de remettre en cause l’abrutissement généralisé par la publicité et les média mainstream. Revendiquer l’épanouissement est quelque chose de profondément idéologique et politique au sens large du terme.
Allons voir ces personnes, allons leur poser des questions sur ce qu'ils ont à dire, à Vénissieux ou ailleurs, dans le 6e arrondissement de Lyon ou au Mas du Taureau et peu de gens vous dirons qu'ils n'ont rien à dire, beaucoup diront "on en a rien à faire, on est pas écouté"...
Comme toi, je finis par une citation,
En parlant de révolution, un physicien te dira que, pour lui, c'est quelque chose qui tourne en rond...
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suppr13931
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- Inscription : 14 déc. 2007, 23:21
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Le rapprochement avec la culture participative ce n’est pas moi qui l’ai fait, c’est vous :
Sur le reste, je vois pour le coup que vous n’avez pas grand chose à répondre si ce n’est de me renvoyer des banalités sur la révolution en tant que tour sur soi-même. Ce qui ne me donne guère matière à m’exprimer et à discuter avec vous.

"tout le monde peut créer et participer"
de l'épanouissement personnelle, du participatif.
Je conçois qu’il y ait une différence entre la démocratie participative et votre projet, dans ce cas il faudrait éviter d’employer le terme participatif qui est connoté.ce dont on parle là c'est aussi de donner une autonomie d'influer le participatif
Sur le reste, je vois pour le coup que vous n’avez pas grand chose à répondre si ce n’est de me renvoyer des banalités sur la révolution en tant que tour sur soi-même. Ce qui ne me donne guère matière à m’exprimer et à discuter avec vous.
On s’est vu et on a discuté, il y a de cela peut-être trois ans au salon Primevère, je crois. Sur ce, bon vent en tout cas pour votre festival de la culture par tous qui fait déjà débat dans toute l’Europe… en toute simplicité naturellement.Salut l'inconnu qui est notre voisin et qu'on aimerait tant connaitre.
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
participatif : Avoir part, Prendre part, Tenir de la nature de...
Que des pratiques politiques dénaturent le terme, le concept, ok, je l'admets et le remarque, mais qu'on ne retienne que cette expression pour parler de ce concept, me semble limité.
Si participatif au sens "pratiques politiques" est effectivement l'idée d'une illusion de pouvoir pour mieux asseoir le sien, participatif au sens premier, est celui d'une réelle prise de conscience, prise à partie dans un processus.
Artischaud, se propose de montrer ces prises de conscience, de les mettre en avant, et de les encourager.
Partir des sens du mot "culture" (polysémie), et en venir au sens unique du mot "participatif" (monosémie)... joli tour rhétorique dans la forme, le slogan, mais peu convaincant.
Que des pratiques politiques dénaturent le terme, le concept, ok, je l'admets et le remarque, mais qu'on ne retienne que cette expression pour parler de ce concept, me semble limité.
Si participatif au sens "pratiques politiques" est effectivement l'idée d'une illusion de pouvoir pour mieux asseoir le sien, participatif au sens premier, est celui d'une réelle prise de conscience, prise à partie dans un processus.
Artischaud, se propose de montrer ces prises de conscience, de les mettre en avant, et de les encourager.
Partir des sens du mot "culture" (polysémie), et en venir au sens unique du mot "participatif" (monosémie)... joli tour rhétorique dans la forme, le slogan, mais peu convaincant.
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
le prenez pas mal mais toute ces histoires de termes , c'est saoulant......on ne dois pas utiliser le mot culture parce que ça veux tout dire et ne rien dire en meme temps....et maintenant on ne peut utiliser participatif....a cause de la connotation "étiquette mensongère"
Je suis d'accord sur le fond mais ça n'empêche pas les gens d'employer ces termes de toute façon ,après , tout est une histoire de communication......et d'un minimum de bon sens...
je sais pas que ceux qui ont crus qu'on parlait de culture agricole lève la main !
apres si on rajoute artistique (culture artistique).....on va demander ce qu'est l'art..........
histoire sans fin je vous le dit...........je sais pas faites un sondage geant et demandez aux gens ce qu'ils entendent par "culture par tous" (evitez les fumeur de weed....hein) ......
je sais pas , moi je m'arrête pas au titre d'un livre pour expliquer de quoi il parle........
quand aux connotations.......ça me rappel le "syndicat" ....solo....pareil le terme était trop connoté .....
on s'en sortira jamais avec ces termes...........
Je suis d'accord sur le fond mais ça n'empêche pas les gens d'employer ces termes de toute façon ,après , tout est une histoire de communication......et d'un minimum de bon sens...
je sais pas que ceux qui ont crus qu'on parlait de culture agricole lève la main !
apres si on rajoute artistique (culture artistique).....on va demander ce qu'est l'art..........
histoire sans fin je vous le dit...........je sais pas faites un sondage geant et demandez aux gens ce qu'ils entendent par "culture par tous" (evitez les fumeur de weed....hein) ......
je sais pas , moi je m'arrête pas au titre d'un livre pour expliquer de quoi il parle........
quand aux connotations.......ça me rappel le "syndicat" ....solo....pareil le terme était trop connoté .....
on s'en sortira jamais avec ces termes...........
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Je suis tombé là dessus en faisant des recherche avec "culture par tous"
Le premier article sur le quel je tombe dit cela.
Ici on y trouve une manière de décrire cette culture.
Aussi, dans ces termes je peux comprendre l'appréhension. comment rendre évident (1+1=2) que la pratique de l'art est une "réalité intérieure vivante et tangible pour un plus grand nombre"? qu'elle n'est pas un objet virtuel pour le plus petit nombre?
c'est toute la difficulté. Les archives dogmazic sont bien une réalité et un témoin de cette création spontanée.
Enfin bref, je vous propose de lire la suite de l'article. Ausujet d'essai il dit cela :
Le premier article sur le quel je tombe dit cela.
source : http://fgimello.free.fr/enseignements/m ... alraux.htmTenant d'une conception spontanéiste de la création (la culture par tous, immédiatement) comme de sa réception (la culture pour tous, sans délai), Jack Lang préféra la médiatisation, plus rentable politiquement, à la médiation, supposant plus de temps. Il contribua ainsi à faire de la culture un objet virtuel, un signe valant d'abord par sa visibilité sociale, plus qu'une réalité intérieure vivante et tangible pour un plus grand nombre.
Ici on y trouve une manière de décrire cette culture.
Aussi, dans ces termes je peux comprendre l'appréhension. comment rendre évident (1+1=2) que la pratique de l'art est une "réalité intérieure vivante et tangible pour un plus grand nombre"? qu'elle n'est pas un objet virtuel pour le plus petit nombre?
c'est toute la difficulté. Les archives dogmazic sont bien une réalité et un témoin de cette création spontanée.
Enfin bref, je vous propose de lire la suite de l'article. Ausujet d'essai il dit cela :
Je le ressens fortement chez certains politiques ou artistes. Et l'article date de 96...argh!! çà ne semblerait pas avoir bougé d'un iota.L'idée simple que la formation est l'unique moyen de réduire les inégalités d'accès à la culture, auront sans doute suscité plus de polémiques que de débats argumentés - comme si la politique culturelle devait rester une politique d'exception, protégée de la critique et de l'évaluation.
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Peut-être totoresk le malentendu vient de que justement certains ici considèrent que les mots ne sont pas seulement des outils de communication, mais comme disait J.L. Austin, que "dire c'est faire" (How to do things with words), qu'en utilisant les mots on transforme les choses. etc.
L'opposition entre le supposé intellectuel toujours suspecté de couper les cheveux en 4, et le militant, toujours suspecté de se jeter naïvement dans l'action, revient toujours quand on discute avec les gens d'artishow, et bien évidemment elle est stérile (la preuve), mais elle me paraît caractéristique de notre sale petite époque et constitue une des armes préférées de nos dirigeants : diviser pour mieux régner.
quant à : la culture par tous ou la création spontanée (ha ha !! que disait pasteur déjà ?), je crois simplement que c'est un vœu plus ou moins pieux. Au mieux ça me fait sourire, malgré tous vos efforts. J'en suis désolé mais comme disait Bion : "je m'intéresse à ce qui est, pas à ce qui doit être"
(et de toutes façons je hais toutes les politiques culturelles et les institutions en général donc.
L'opposition entre le supposé intellectuel toujours suspecté de couper les cheveux en 4, et le militant, toujours suspecté de se jeter naïvement dans l'action, revient toujours quand on discute avec les gens d'artishow, et bien évidemment elle est stérile (la preuve), mais elle me paraît caractéristique de notre sale petite époque et constitue une des armes préférées de nos dirigeants : diviser pour mieux régner.
quant à : la culture par tous ou la création spontanée (ha ha !! que disait pasteur déjà ?), je crois simplement que c'est un vœu plus ou moins pieux. Au mieux ça me fait sourire, malgré tous vos efforts. J'en suis désolé mais comme disait Bion : "je m'intéresse à ce qui est, pas à ce qui doit être"
(et de toutes façons je hais toutes les politiques culturelles et les institutions en général donc.
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Ville de créon à deux pas de bordeaux
http://www.mairie-creon.fr/index.php?op ... &Itemid=37
http://www.mairie-creon.fr/index.php?op ... &Itemid=37
Il me semble intéressant de pouvoir se rendre compte de ce qu'est arrivé à mettre en place cette bourgade proche de bordeaux. non? je trouve ca top ! utilisent ils des logiciels libres? connaissent ils le licences libres?La culture à créon est une affaire de citoyenneté. Les acteurs d'une programmation éclectique reposant sur la formidable pépinière des apprentissages en sont les habitants les plus pasisonnés. Cinéma, musiques, danse, lecture, jeux, théâtre, arts plastiques ne vivent que par les créonnaise et les Créonnais qui en sont à la fois les animateurs, les gestionnaires et les acteurs...
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
pour moi "culture par tous" n'est pas un slogan politique , c'est un appel a la prise de conscience ......
les gens le font sans en prendre conscience ....
il y a 20 ans pour faire de la photo c'était complexe , le moindre pelos qui voulait faire de la photo sur son temps libre devait investir , se former un minimum sur les appareils et leur fonctionnement , sur la technique...etc......
Aujourd'hui je ne compte plus le nombre de personne que je croise qui se mettent a faire de la photo...car c'est devenu plus simple et plus accessible......
Et c'est la même pour la musique , la vidéo....Etc...
Et puis grâce a internet on peut plus facilement "partager" ses "créations" ......
Mais le souci c'est que beaucoup de ces personnes pensent qu'elle ne sont pas des artistes.....parce qu' "on" leur a servi le discours comme quoi un l'art est un "don" un "talent" ; que c'est un "cercle fermé" , une "élite".......
Et c'est dans cette vision que je trouve ce terme important...... "culture par tous"
De plus je pourrai également parler de la "matière" du partage de la "matière" .....
un photographe peut il prendre en photo ce qu'il veut?
un zykos peut il utiliser les sons qu'il veut?
un amateur de montage vidéo peut il utiliser n'importe qu'elle source?
et c'est sur également sur ce point que la prise de conscience doit se faire , le fameux "read-write" de Lessig , l'art (en général) devrait être un bien commun , accessible "PAR TOUS" , si on a envie de reprendre un bout de film (copyright), de le monter en y incorporant des photo(copyright) et une musique(copyright)....pour créer quelque chose de nouveau , a partager........on devrai "TOUS" pourvoir le faire....."EN TOUTE QUIÉTUDE ET EN TOUTE LÉGALITÉ".........
Après bien sur , l'obstacle principal de cette prise de conscience , c'est le commerce ......la culture est un commerce , l'art est un commerce.....et pour certains , ça ne devrai être que ça....
les gens le font sans en prendre conscience ....
il y a 20 ans pour faire de la photo c'était complexe , le moindre pelos qui voulait faire de la photo sur son temps libre devait investir , se former un minimum sur les appareils et leur fonctionnement , sur la technique...etc......
Aujourd'hui je ne compte plus le nombre de personne que je croise qui se mettent a faire de la photo...car c'est devenu plus simple et plus accessible......
Et c'est la même pour la musique , la vidéo....Etc...
Et puis grâce a internet on peut plus facilement "partager" ses "créations" ......
Mais le souci c'est que beaucoup de ces personnes pensent qu'elle ne sont pas des artistes.....parce qu' "on" leur a servi le discours comme quoi un l'art est un "don" un "talent" ; que c'est un "cercle fermé" , une "élite".......
Et c'est dans cette vision que je trouve ce terme important...... "culture par tous"
De plus je pourrai également parler de la "matière" du partage de la "matière" .....
un photographe peut il prendre en photo ce qu'il veut?
un zykos peut il utiliser les sons qu'il veut?
un amateur de montage vidéo peut il utiliser n'importe qu'elle source?
et c'est sur également sur ce point que la prise de conscience doit se faire , le fameux "read-write" de Lessig , l'art (en général) devrait être un bien commun , accessible "PAR TOUS" , si on a envie de reprendre un bout de film (copyright), de le monter en y incorporant des photo(copyright) et une musique(copyright)....pour créer quelque chose de nouveau , a partager........on devrai "TOUS" pourvoir le faire....."EN TOUTE QUIÉTUDE ET EN TOUTE LÉGALITÉ".........
Après bien sur , l'obstacle principal de cette prise de conscience , c'est le commerce ......la culture est un commerce , l'art est un commerce.....et pour certains , ça ne devrai être que ça....