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pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
moi ce que je remarque c'est que c'est toujours les mêmes qui critiquent le moindre terme utilisé par les autres.......ça frise le ridicule.....
moi je dis vive la "gestion collective de la culture par tous" !
et surtout heureusement que c'est en français que l'on parle , en anglais ça donnerai un peu plus de critique a fournir de la part de ces joyeux lurons , j'imagine le débat sur "free music".....houla attention! free?? ça sent pas bon j'aime pas free........ c'est pas gratuit ! si?.....faut trouver un autre mot!......oui mais lequel?.......zut on est coincés.....bon bah on dit rien , on fait avec....hein.....
moi je dis vive la "gestion collective de la culture par tous" !
et surtout heureusement que c'est en français que l'on parle , en anglais ça donnerai un peu plus de critique a fournir de la part de ces joyeux lurons , j'imagine le débat sur "free music".....houla attention! free?? ça sent pas bon j'aime pas free........ c'est pas gratuit ! si?.....faut trouver un autre mot!......oui mais lequel?.......zut on est coincés.....bon bah on dit rien , on fait avec....hein.....
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Et bah non t'es en plein dedans.taro a écrit :tout ça hurle le despotisme éclairé quand même... putain, j'espère, quand je fais After Infinity avec des musiciens et non musiciens, quand je fais Charline et le Loup avec des gamins, être aux antipodes de la "culture par tous"...
Charline et le loup est un très bel exemple.
Mais que mettez vous derrière notre action pour croire être aux antipodes?
Ça fait bien de casser des initiatives avec des prêts d'intention à 3 balles?
De transformer une idée simple en despotisme?
Excusez moi mais là je vous trouve aussi ridicules les uns que les autres et les mots m'échappent.
Ne m'en tenez pas rigueur mais acceptez que je sois un peu énervé de voir a quel point vous dénaturez la démarche juste pour faire les coqs, vous placer au dessus de la mêlée.
ri-di-cule.
Ça sera mon dernier mot jean pierre ;
despotisme et pis quoi encore !
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
+1TOTORESK a écrit :[...]
moi je dis vive la "gestion collective de la culture par tous" [...]
Ca mériterait en fin de compte un changement de cap complet juste pour rire et en faire chier quelque z'un
Un bon despotisme à la communication de "neuhneuh" sur la culture par tous ; la gérer collectivement pourquoi pas ; et pourquoi pas financer tout cela avec le don....des initiatives pertinentes existent ! vive my major compagnon sauce populaire !
Par esprit pédagogique (comme c'est le faire hadopi), on reprendrait la vidéo de Charline et le loup ; et pour les textes on y mettrait quelques contributeurs de ce forum qui crieraient "au despotisme" comme on crierait "au loup"....on y comprendrait alors que ce loup n'existe pas et que ce ne sont que quelques gens qui proposent une simple idée ; celle que chacun à un potentiel pour créer et s'exprimer.
PS : sam désolé je n'arrive pas a placer le mot art dedans ce texte.
Je préfère donc décidément rire de vos états d'âmes chers camarades.
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
bah c'est pas comme si on avait pas l'habitude hein
pour les personnes qui découvriraient ce forum aujourd'hui et qui s'en inquiéteraient, ben qu'ils se rassurent : c'est des discussions vieilles comme dogmazic et peut-être même vieille comme MLO! Et là ça va, ça se passe bien, on a vu pire.
bon cela dit didier, alain et totoresk, ce n'est pas non plus qu'une histoire de mots
derrière cela il me semble que s'affrontent deux conceptions des relations entre l'art, la culture et les institutions
Ces relations s'instituent par le langage avant tout. Ne croyez pas que les actes soient si importants. Ou alors : considérez que parler c'est un acte. Et que de toute parole, surtout si elle se veut charmante, comme l'est votre slogan, avec ses oripeaux bien pensants, on est un jour ou l'autre redevable.
Pour vous faire goûter ce que je pense de la culture (quand ce mot vient à la bouche des institués), comme processus d'affadissement, de récupération, de dégoupillage, d'aplatissement, comme : crime contre la pensée, je ne peux résister au plaisir de citer un de mes écrivains favoris, James Agee, écrivant en ouverture de son ouvrage halluciné, Louons maintenant les grand hommes :
« Par dessous tout : pour l'amour de Dieu, ne pensez pas à ceci comme de l'Art.
Toute fureur sur la terre a été absorbée, le temps venu, en tant qu'art, ou religion, en tant que facteur d'autorité, sous une forme ou sous une autre. Le coup le plus mortel qui puisse frapper l'ennemi de la race humaine, il consiste à honorer la fureur. Swift, Blake, Beethoven, le Christ, Joyce, Kafka, nommez-moi celui qui n'a pas été castré par ce moyen là. L'acceptation officielle est par excellence l'infaillible symptôme d'une nouvelle déroute infligée au salut de la race; et aussi le signe le mieux assuré d'une fatale incompréhension; cette accolade officielle est bien le baiser de Judas. »
(publié et traduit dans la collection Terre Humaine, chez Plon, p. 32)
pour les personnes qui découvriraient ce forum aujourd'hui et qui s'en inquiéteraient, ben qu'ils se rassurent : c'est des discussions vieilles comme dogmazic et peut-être même vieille comme MLO! Et là ça va, ça se passe bien, on a vu pire.
bon cela dit didier, alain et totoresk, ce n'est pas non plus qu'une histoire de mots
derrière cela il me semble que s'affrontent deux conceptions des relations entre l'art, la culture et les institutions
Ces relations s'instituent par le langage avant tout. Ne croyez pas que les actes soient si importants. Ou alors : considérez que parler c'est un acte. Et que de toute parole, surtout si elle se veut charmante, comme l'est votre slogan, avec ses oripeaux bien pensants, on est un jour ou l'autre redevable.
Pour vous faire goûter ce que je pense de la culture (quand ce mot vient à la bouche des institués), comme processus d'affadissement, de récupération, de dégoupillage, d'aplatissement, comme : crime contre la pensée, je ne peux résister au plaisir de citer un de mes écrivains favoris, James Agee, écrivant en ouverture de son ouvrage halluciné, Louons maintenant les grand hommes :
« Par dessous tout : pour l'amour de Dieu, ne pensez pas à ceci comme de l'Art.
Toute fureur sur la terre a été absorbée, le temps venu, en tant qu'art, ou religion, en tant que facteur d'autorité, sous une forme ou sous une autre. Le coup le plus mortel qui puisse frapper l'ennemi de la race humaine, il consiste à honorer la fureur. Swift, Blake, Beethoven, le Christ, Joyce, Kafka, nommez-moi celui qui n'a pas été castré par ce moyen là. L'acceptation officielle est par excellence l'infaillible symptôme d'une nouvelle déroute infligée au salut de la race; et aussi le signe le mieux assuré d'une fatale incompréhension; cette accolade officielle est bien le baiser de Judas. »
(publié et traduit dans la collection Terre Humaine, chez Plon, p. 32)
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suppr13931
- Messages : 121
- Inscription : 14 déc. 2007, 23:21
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Je n’ai pas vraiment l’impression que le problème principal aujourd’hui soit de faire que les gens s’expriment. De fait, ils le font, on ne fait que les inciter à s’exprimer en permanence. Hormis dans les États dictatoriaux, c’est un contresens historique de penser que nous sommes aujourd’hui dans un système qui empêche l’expression. Cette époque est dépassée depuis longtemps bien que de nouveaux tabous soient effectivement apparus dans le sillage d’une société de bien-être, de sécurité etc. Il existe aussi une forme d’autocensure en grande partie due au fait que de nos jours l’autorité est intériorisée : la répression est parfois moins extérieure qu’intérieure. Mais globalement, le monde est saturé de signes et d’expressions en tout genre. Cela ne veut pas dire toutefois que la mission d’émancipation que l’on attribue à l’expression soit accomplie. Pourquoi ? C’est difficile à dire mais il se peut qu’à force d’expression stimulée, à force de solliciter sans cesse le désir de s’exprimer pour des fins hasardeuses, les mots soient tout simplement vidés de leurs substances et de leurs pouvoirs sur le réel. Les mots ont-ils un pouvoir sur le corps ? Sur la réalité ? Je n’en sais rien. Ceci dit, ce qui n’est pas encouragé c’est moins l’expression que d’une part la réflexion et d’autre part la capacité de déduire de cette pensée une forme d’action adéquate. C’est le permanent aller-retour entre l’idée et l’acte qui est déficient, à mon avis. Un verbe qui n’a plus de valeur. Une réflexion sans impact sur le réel. Un agir irréfléchi. Voilà peut-être les données du problème.eisse a écrit :Tout le monde n'a pas à devenir artiste mais tout le monde à le droit de se dire qu'il a le droit de s'exprimer. et de ne pas se censurer.
Excuse-moi de vouloir « jouter » Didier. On discute c’est parfois intéressant. En plus, je suis lyonnais, Artischaud se passe tout près de chez moi, j’essaie de comprendre quoi.
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
(je me réintroduis dans le débat suite à l'intervention d'Al_z (et celle de dana).)
je 'plussois' le fait que aujourd'hui 'les gens s'expriment'.
malheureusement, et souvent, ils s'expriment 'n'importe comment' pour quelques raisons dont :
- on ne leur donne pas les outils pour s'exprimer (typiquement, le champ 'laisser un commentaire' pour une musique sur dogmazic qui est bien trop petit et inoutillé au possible, empêchant tout commentaire sérieux, et encourageant les 'j'kiff' ou 'c 2 la merd')
- on a pris l'habitude de butiner, à droite, à gauche, de ne pas s'investir réellement, 'tout à porter de main' et réfléchir le moins possible (pour dire simple, c'est à cause de la société marchande et du désir assouvi par la consommation).
j'ai toujours, dans mon souvenir, un échange avec manu qui m'indiquait que, tous les dimanches matin, il y avait sur l'archive dogmazic une explosion de musiciens qui faisaient de 'l'électro expérimentale'. ça m'a fait sourire, rire, mais c'est profondément attristant.
d'où, avant de lancer le 'culture pour tous', de mon côté (dans le sens où je ne veux pas vous empêcher de faire quoique ce soit hein), je préfère recentrer l'échange, la réflexion sur la musique et ce qu'est la musique libre (production / diffusion / critique).
je 'plussois' le fait que aujourd'hui 'les gens s'expriment'.
malheureusement, et souvent, ils s'expriment 'n'importe comment' pour quelques raisons dont :
- on ne leur donne pas les outils pour s'exprimer (typiquement, le champ 'laisser un commentaire' pour une musique sur dogmazic qui est bien trop petit et inoutillé au possible, empêchant tout commentaire sérieux, et encourageant les 'j'kiff' ou 'c 2 la merd')
- on a pris l'habitude de butiner, à droite, à gauche, de ne pas s'investir réellement, 'tout à porter de main' et réfléchir le moins possible (pour dire simple, c'est à cause de la société marchande et du désir assouvi par la consommation).
j'ai toujours, dans mon souvenir, un échange avec manu qui m'indiquait que, tous les dimanches matin, il y avait sur l'archive dogmazic une explosion de musiciens qui faisaient de 'l'électro expérimentale'. ça m'a fait sourire, rire, mais c'est profondément attristant.
d'où, avant de lancer le 'culture pour tous', de mon côté (dans le sens où je ne veux pas vous empêcher de faire quoique ce soit hein), je préfère recentrer l'échange, la réflexion sur la musique et ce qu'est la musique libre (production / diffusion / critique).
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Merci de lire en détail
Nous parlons d'une culture spontanée à but d'expression notamment.
Cela veut dire que nous parlons de quelque chose de simple ou s'échange et se partage des idées des opinions et des esthétiques (même si naïves).
Oui nous ne sommes pas dans une dictature avérée ; chacun semble pouvoir s'exprimer. Mais la laisse est juste un peu plus longue. On déplore tous que nos élus n'aient que peu de poids; de manière sous-jacente, on remarque tous la concentration qui est faite sur certains artistes qui sont la raison de lourds investissements qui se doivent d'être rentable pur l'industrie musicale. ( connexes à l'histoire danaesque des experts de la haute culture).
Ce qui m'embête et que je trouve dangereux c'est qu'alors l'esthétique de l'art accessible a tous ne serait que celle dictée par ces experts. Quant à la culture pratiquée par tous, mais entendue/vue par personne, elle n'a alors aucun poids face à ce que l'on nous perfuse.
Nous remarquons en plus que cette culture marchande végète ; il n'y a qu'a compter le nombre de best of de claude francois. Cela est d'autant plus accentué par le fait que les papy boomers regardent de plus en plus derrière eux avec nostalgie et un fort pouvoir d'achat. Positionner les gens comme de simple consommateurs assujetties d'une impuissance latente à savoir créer et concentrer à consommer la même chose ; est ce acceptable?
La culture n'est pas simplement un loisir mais un outils pour permettre aux civilisations d'avancer de "communier" autour d'un inconscient collectif (je me répète désolé).
elle se renouvèle sans arrêt ; comme notre capital osseux. Je déplore l'ostéoporose culturelle. Pourquoi croyez vous que la question de la culture aussi épineuse? (c'est qu'elle coule dans le temps comme le sang coule dans nos veines)
Si cet inconscient collectif n'est nourrie que par une culture marchande cellophanée on assiste alors, outre une état végétatif, à un appauvrissement et une orientation plus aisée de nos modes d'évolution et de pensée....de consommation ; vous constaterez comme moi ce qu'a permis le plan marshall ; la culture en a été le support (cf mickey, J hallyday...).
Je préfère alors, que la pratique culturelle soient encouragée pour tous ; car la Culture sera alors le résultat d'un melting pot de parcours, d'intentions, d'esthétiques.
De fait notre évolution ne serait plus orientée mais nourrie par un patrimoine réalisé en commun.
Je précise que la "culture par tous" n'est pas accompagnée du fantasme que tous soient artistes comme on peut voir certains clichés. Des milliers de britney spears? possible...mais vraiment pas souhaité pour mes oreilles.
Non cette culture là est humble spontanée impalpable in-orientable vivace.
Et oui elle existe mais on la voit (voyait peu) peu.
Pour répondre à Sam. Je prends conscience que Delgarma, pourtant bien placé au box office sur cette archive, n'est pas un projet d'artiste mais bien une pratique culturelle populaire de 4 lyonnais. elle n'a pas plus de vocation.
Notamment du fait que si l'on pourrait imaginer rivaliser avec quelques artistes bien connus à la TV, nous savons déjà que nous n'avons pas le potentiel d'artistes talentueux.
Ni toi ni nous n'en sommes il n'y a que très peu d'élus...et la télé en montre si peu.
Quelle finalité à cette démarche? (non exhaustif)
- Que le patrimoine culturel édifié par tous s'impose dans notre inconscient collectif et le nourrisse.
- De permettre en pratiquant l'art soit même de mieux comprendre l'acte de création, le respect des droits des auteurs. De rendre caduque l'impact des experts de la haute culture.
- De plus permettre à ce que la raison seulement marchande ne galvaude et n'oriente cette évolution des modes de pensées qui se doit d'être un effort commun.
- D'inciter les professionnels à construire leur carnet d'artistes autour des notion de talent, de travail. Ils seront tout autant rentables. l'abondance des contenus n'est pas l'abondance des talents (déjà dit) et la rareté du génie permettra toujours un économie.
Et le numérique libre la dedans?
Globalement, vous comprendrez que c'est bien en découvrant le libre, mais aussi la culture populaire, la pratique émergente locale ; et ce qu'ils génèrent que cette proposition que nous faisons de "culture par tous" s'est révélée à nous comme une évidence.
Nous sommes une association très impliquée et très implantée à Lyon. Nous allons très en devant des gens ; disons même en première ligne.
Pour le numérique, c'est surtout la constitution d'archives en commun et l'impact qu'il a auprès de chacun de nous qui nous a nourrit notre réflexion. Quant au libre, vous savez comme nous qu'il impulse un nouveau rapport entre l'artiste et le mélomane.
A force de confronter les idées de la libre diffusion aux acteurs culturels, à échanger avec les milliers de gens, de cette possibilité de pousser hors les murs ces oeuvres créées par tous que permet notre internet encore neutre, de sentir notre engouement à se dépasser du fait de l'abondance (nous sommes aussi des musiciens), de découvrir d'autres opinions, d'autres esthétiques, du monde entier (nous aussi aussi mélomanes) que de fil en aiguille la libre diffusion nous fait venir comme une évidence cette thématique ; la libre diffusion est un exemple, un support, un mode philosophique qui nous permet d'aborder cette culture par tous.
Partager modifier dupliquer ; c'est une invitation à tous de participer ensemble à la constition d'un patrimoine commun. (P'tain comme ca sonne...einh dana?
)
Nous parlons d'une culture spontanée à but d'expression notamment.
Cela veut dire que nous parlons de quelque chose de simple ou s'échange et se partage des idées des opinions et des esthétiques (même si naïves).
Oui nous ne sommes pas dans une dictature avérée ; chacun semble pouvoir s'exprimer. Mais la laisse est juste un peu plus longue. On déplore tous que nos élus n'aient que peu de poids; de manière sous-jacente, on remarque tous la concentration qui est faite sur certains artistes qui sont la raison de lourds investissements qui se doivent d'être rentable pur l'industrie musicale. ( connexes à l'histoire danaesque des experts de la haute culture).
Ce qui m'embête et que je trouve dangereux c'est qu'alors l'esthétique de l'art accessible a tous ne serait que celle dictée par ces experts. Quant à la culture pratiquée par tous, mais entendue/vue par personne, elle n'a alors aucun poids face à ce que l'on nous perfuse.
Nous remarquons en plus que cette culture marchande végète ; il n'y a qu'a compter le nombre de best of de claude francois. Cela est d'autant plus accentué par le fait que les papy boomers regardent de plus en plus derrière eux avec nostalgie et un fort pouvoir d'achat. Positionner les gens comme de simple consommateurs assujetties d'une impuissance latente à savoir créer et concentrer à consommer la même chose ; est ce acceptable?
La culture n'est pas simplement un loisir mais un outils pour permettre aux civilisations d'avancer de "communier" autour d'un inconscient collectif (je me répète désolé).
elle se renouvèle sans arrêt ; comme notre capital osseux. Je déplore l'ostéoporose culturelle. Pourquoi croyez vous que la question de la culture aussi épineuse? (c'est qu'elle coule dans le temps comme le sang coule dans nos veines)
Si cet inconscient collectif n'est nourrie que par une culture marchande cellophanée on assiste alors, outre une état végétatif, à un appauvrissement et une orientation plus aisée de nos modes d'évolution et de pensée....de consommation ; vous constaterez comme moi ce qu'a permis le plan marshall ; la culture en a été le support (cf mickey, J hallyday...).
Je préfère alors, que la pratique culturelle soient encouragée pour tous ; car la Culture sera alors le résultat d'un melting pot de parcours, d'intentions, d'esthétiques.
De fait notre évolution ne serait plus orientée mais nourrie par un patrimoine réalisé en commun.
Je précise que la "culture par tous" n'est pas accompagnée du fantasme que tous soient artistes comme on peut voir certains clichés. Des milliers de britney spears? possible...mais vraiment pas souhaité pour mes oreilles.
Non cette culture là est humble spontanée impalpable in-orientable vivace.
Et oui elle existe mais on la voit (voyait peu) peu.
Pour répondre à Sam. Je prends conscience que Delgarma, pourtant bien placé au box office sur cette archive, n'est pas un projet d'artiste mais bien une pratique culturelle populaire de 4 lyonnais. elle n'a pas plus de vocation.
Notamment du fait que si l'on pourrait imaginer rivaliser avec quelques artistes bien connus à la TV, nous savons déjà que nous n'avons pas le potentiel d'artistes talentueux.
Ni toi ni nous n'en sommes il n'y a que très peu d'élus...et la télé en montre si peu.
Quelle finalité à cette démarche? (non exhaustif)
- Que le patrimoine culturel édifié par tous s'impose dans notre inconscient collectif et le nourrisse.
- De permettre en pratiquant l'art soit même de mieux comprendre l'acte de création, le respect des droits des auteurs. De rendre caduque l'impact des experts de la haute culture.
- De plus permettre à ce que la raison seulement marchande ne galvaude et n'oriente cette évolution des modes de pensées qui se doit d'être un effort commun.
- D'inciter les professionnels à construire leur carnet d'artistes autour des notion de talent, de travail. Ils seront tout autant rentables. l'abondance des contenus n'est pas l'abondance des talents (déjà dit) et la rareté du génie permettra toujours un économie.
Et le numérique libre la dedans?
Globalement, vous comprendrez que c'est bien en découvrant le libre, mais aussi la culture populaire, la pratique émergente locale ; et ce qu'ils génèrent que cette proposition que nous faisons de "culture par tous" s'est révélée à nous comme une évidence.
Nous sommes une association très impliquée et très implantée à Lyon. Nous allons très en devant des gens ; disons même en première ligne.
Pour le numérique, c'est surtout la constitution d'archives en commun et l'impact qu'il a auprès de chacun de nous qui nous a nourrit notre réflexion. Quant au libre, vous savez comme nous qu'il impulse un nouveau rapport entre l'artiste et le mélomane.
A force de confronter les idées de la libre diffusion aux acteurs culturels, à échanger avec les milliers de gens, de cette possibilité de pousser hors les murs ces oeuvres créées par tous que permet notre internet encore neutre, de sentir notre engouement à se dépasser du fait de l'abondance (nous sommes aussi des musiciens), de découvrir d'autres opinions, d'autres esthétiques, du monde entier (nous aussi aussi mélomanes) que de fil en aiguille la libre diffusion nous fait venir comme une évidence cette thématique ; la libre diffusion est un exemple, un support, un mode philosophique qui nous permet d'aborder cette culture par tous.
Partager modifier dupliquer ; c'est une invitation à tous de participer ensemble à la constition d'un patrimoine commun. (P'tain comme ca sonne...einh dana?
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
"ils s'exprime n'importe comment" : es tu expert de la haute culture?__sam a écrit :(je me réintroduis dans le débat suite à l'intervention d'Al_z (et celle de dana).)
je 'plussois' le fait que aujourd'hui 'les gens s'expriment'.
malheureusement, et souvent, ils s'expriment 'n'importe comment' pour quelques raisons dont :
- on ne leur donne pas les outils pour s'exprimer (typiquement, le champ 'laisser un commentaire' pour une musique sur dogmazic qui est bien trop petit et inoutillé au possible, empêchant tout commentaire sérieux, et encourageant les 'j'kiff' ou 'c 2 la merd')
- on a pris l'habitude de butiner, à droite, à gauche, de ne pas s'investir réellement, 'tout à porter de main' et réfléchir le moins possible (pour dire simple, c'est à cause de la société marchande et du désir assouvi par la consommation).
N'est ce que la faute des gens s'il se sentent en pension complète ; est ce que notre société prestatrice de services en tout genre (tertiaire) n'incite pas à celà?
Outre mes deux questions,
Je comprends en te lisant que les gens ne savent pas faire ; mais tu ne dis pas qu'ils seraient incompétent.
Le mieux n'est il pas de les inciter à manier ces outils et à apprendre?
Que trouves tu dans notre démarche qui n'aille pas dans ce sens?
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
Une petite bd sur la piraterie mais surtout sur l'histoire entre le bien commun et le droit d'auteurs. http://www.hardabud.com/alabordage/1.html
ça peut peut être aider à mieux visualiser l' 'intime" relation entre des questions d'ordre générale et des choses plus...spécifiques comme le droit d'auteur.
toujours bon a lire ou à relire.
Ce n'est pas du Deleuze alexis ! désolé
ça peut peut être aider à mieux visualiser l' 'intime" relation entre des questions d'ordre générale et des choses plus...spécifiques comme le droit d'auteur.
toujours bon a lire ou à relire.
Ce n'est pas du Deleuze alexis ! désolé
Re: pratiques culturelles des français à l'ère numérique
je vais m'y essayer.
[[la culture pour tous, c'est avant tout la culture, dans son sens le plus noble, mais aussi le plus emblématique. d'abord parce que la culture n'existe que par elle même, dans tous les milieux sociaux, et que la pratique est surtout culturelle, et par tous. le partage, c'est ce qui résulte comme état de fait de cette culture, et de cet échange qui n'en est pas un. dans l'ensemble des dictats que la société consumériste veut nous imposer, il est un endroit où chacun peut s'exprimer, et qu'on peut encourager à faire, à travers l'art, et la culture, ce qui en fait donc un bien commun.
aujourd'hui, les médias dominants que es politiques publiques suivent dictent le bien et le mal sur la sphère culturelle de notre pays. pourtant, depuis Gutemberg et l'imprimerie, il n'est autre système technique que le peuple s'est emparé pour transgresser et apporter la culture par tous, pour tous et de tout temps. c'est en ce XX siècle que le numérique, et le libre peuvent enfin libérer le peuple opprimé des obligations sémantiques fortes que l'ensemble du produit culturel ménager n'a pas su récupérer. s'émanciper, c'est là un terme qu'il faut émanciper pour redonner le pouvoirs aux peuples, aux générations opprimées qui ont un abonnement adsl ou via les cultures, parce qu'elles sont unanimes, générales et multiples, de notre point de vue de citoyen du monde et de la terre.]]
plus sérieusement, pour te répondre :
"ils s'expriment n'importe comment" : es-tu expert de la haute culture?
N'est ce que la faute des gens s'il se sentent en pension complète ; est ce que notre société prestatrice de services en tout genre (tertiaire) n'incite pas à celà?
si tu lis mes 2 points qui suivaient cet état de fait, tu vois qu'il est indiqué que c'est par expérience, à partir notamment des critiques qui sont parfois faites sur les musiques ici que je remarque que les gens s'expriment n'importe comment. et je rajoute ensuite que ce n'est pas leur simple faute, mais aussi des outils qu'on leur met entre les mains (par exemple, le champ commentaire trop petit sur dogmazic etc.).
ensuite, oui, je trouve ton engagement dans l'asso primordial mais la démarche 'culture pour tous' me semble bien trop large et porteuse de sens différents.
[[la culture pour tous, c'est avant tout la culture, dans son sens le plus noble, mais aussi le plus emblématique. d'abord parce que la culture n'existe que par elle même, dans tous les milieux sociaux, et que la pratique est surtout culturelle, et par tous. le partage, c'est ce qui résulte comme état de fait de cette culture, et de cet échange qui n'en est pas un. dans l'ensemble des dictats que la société consumériste veut nous imposer, il est un endroit où chacun peut s'exprimer, et qu'on peut encourager à faire, à travers l'art, et la culture, ce qui en fait donc un bien commun.
aujourd'hui, les médias dominants que es politiques publiques suivent dictent le bien et le mal sur la sphère culturelle de notre pays. pourtant, depuis Gutemberg et l'imprimerie, il n'est autre système technique que le peuple s'est emparé pour transgresser et apporter la culture par tous, pour tous et de tout temps. c'est en ce XX siècle que le numérique, et le libre peuvent enfin libérer le peuple opprimé des obligations sémantiques fortes que l'ensemble du produit culturel ménager n'a pas su récupérer. s'émanciper, c'est là un terme qu'il faut émanciper pour redonner le pouvoirs aux peuples, aux générations opprimées qui ont un abonnement adsl ou via les cultures, parce qu'elles sont unanimes, générales et multiples, de notre point de vue de citoyen du monde et de la terre.]]
plus sérieusement, pour te répondre :
"ils s'expriment n'importe comment" : es-tu expert de la haute culture?
N'est ce que la faute des gens s'il se sentent en pension complète ; est ce que notre société prestatrice de services en tout genre (tertiaire) n'incite pas à celà?
si tu lis mes 2 points qui suivaient cet état de fait, tu vois qu'il est indiqué que c'est par expérience, à partir notamment des critiques qui sont parfois faites sur les musiques ici que je remarque que les gens s'expriment n'importe comment. et je rajoute ensuite que ce n'est pas leur simple faute, mais aussi des outils qu'on leur met entre les mains (par exemple, le champ commentaire trop petit sur dogmazic etc.).
ensuite, oui, je trouve ton engagement dans l'asso primordial mais la démarche 'culture pour tous' me semble bien trop large et porteuse de sens différents.