C'est ce qui fait la différence avec le simple P2P : les mélomanes partagent entre eux des fichiers qui se copient de poste à poste, sans passer par un fournisseur commercial (sauf à considérer que les logiciels clients utilisés sont d'ordre commercial, mais on peut compter sur les programmeurs libristes pour concocter des trucs sous licence libre dépourvus de pubs intrusives, je suppose). Pour la loi, il y a bel et bien contrefaçon, mais en réalité, il n'y a eu dans l'acte de partage aucune diffusion commerciale, donc les méchants "pirates" n'ont spolié les auteurs d'aucun droit. Rien ne prouve qu'un mélomane qui se procure une copie d'un fichier sur un poste distant aurait acheté cette copie s'il n'avait pu se la procurer gratuitement. Rien ne prouve non plus qu'il ne l'achètera pas par la suite (sur support physique ou en meilleur format numérique, ou tout simplement par désir de rétribuer l'auteur).StephB68 a écrit : Les droits (et l'argent qui va avec) que les auteurs étaient en "droit" de percevoir leur ont été bel et bien soustraits (comparé à ce qu'ils auraient dû recevoir.)
Mais bon, j'ai l'impression qu'on tourne un peu en rond... et je ne comptais pas faire un essai sur l'épistémologie du crime![]()
Dans le cas de Megaupload, il y avait de la pub, et même, je crois, des abonnements payants ? Il y a donc bien eu spoliation des auteurs.
Quant aux youtube et autres dailymotion, je suppose qu'ils ont passé un accord avec les sociétés d'auteurs pour ne pas être trainés en justice ?