Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 07 juil. 2006, 11:36
C'est pas vraiment une question de tolérance, c'est simplement du respect.
Tout le monde a sa place sur internet.
Maintenant, on peut toujours avoir une demarche critique envers leur mode de gestion de la plateforme, le financement par la pub, l'ethique pas vraiment claire, les objectifs à moyen et long terme non définis ou pas communiqués.
Mais ils restent une plateforme de diffusion pour les artistes libres, et ceux qui le souhaitent trouvent là un bon moyen de diffuser leur musique.
Je ne peux être d'accord avec leur mode de fonctionnement et leurs ambitions que l'on peut "lire entre les lignes", depuis l'origine certes, mais je ne regrette pas d'y avoir laissé mon album durant plus d'un an.
Je suis plus réservé sur l'evolution du "libre" en général qui de mon point de vue va être de plus en plus "pollué" par d'une part des initiatives montées par des gens qui "ignorent" completement les origines et les finalités de ce mouvement, ou par des gens trop orienté "business" du type "on va faire du pognon avec le libre parce que c'est à la mode".
Il nous appartien donc à tous (les artistes, le public) à titre individuel et citoyen, d'être particulièrement vigilants sur les fondement et les objectifs de telles initiatives afin de tenter tant que cela sera encore possible de conserver une éthique (en aucun cas sectaire) du mouvement libre.
Parce que quelquepart cette fameuse "ethique" est-elle vraiment définie ou plutot interprétée (dans le sens des projections que l'on peut faire dessus), et qui peut se prévaloir d'être le grand "gardien" de la pensée du libre? Personne.
De mon point de vue, legerement plus pragmatique, il ne sagit pas vraiment d'éthique mais plutot d'une certaine idée qui consite à tenter de construire d'autres modes de diffusion et de rémunération des artistes, d'autres rapports, plus directs et naturels entre le public/l'oeuvre/l'artiste.
Si le libre devient un support marketing supplémentaire parmis d'autres, je n'aurai plus rien à faire avec, l'avenir dira si nous sommes suffisament organisés et déterminés pour
l'éviter et montrer que l'on peut "vivre la musique" autrement qu'au travers du prisme industriel.
Je vous renvoie d'ailleurs, pour ceux que ce point intéresse à un article paru dans le dernier "courrier international" sur les "méolibéralistes-communistes" qui montre
une approche intéressante d'un mouvement initié par des grandes fortunes bâties sur le modèle néolibéral et qui font en même temps des actions humanitaires ou "sois disant" désintéressées afin de montrer qu'ils ont un "but" final dans leur démarche.
L'humanitaire "utile" financé a l'aide d'un système destructeur et anarchique, attendez vous à jubiler pour les uns et vomir pour les autres à la lecture de cet article.
Et c'est bien ce que je reproche finalement à des initiatives comme Jamendo, 15megsoffame, music.download.com etc, c'est d'utiliser un systeme de financement
qui ne rémunère pas directement les artistes mais qui les utilisent comme contenu permettant de vendre de l'espace publicitaire, en échange d'une action attirant la sympathie "promouvoir le libre, mettre en avant les artistes"...
C'est donc la plateforme qui s'enrichit et pas les acteurs à l'initiative du contenu, un air de déja vu...
Sans parler des pseudos top machins et radio truc du libre, où la frénésie est le moteur d'une course à la notoriété bien pathétique finalement.
Cette contradiction sera de plus en plus présente dans ces modèles qui surfent sur l'image "alter" mais ne sont finalement que des modèles commerciaux basiques, rien de plus, enveloppé d'un subtil vernis de "bonne conscience", jouant sur la naiveté des uns et des autres.
La problématique étant finalement, "comment financer équitablement" des espaces de diffusion et de dissémination sans tomber dans certains travers ,dans la facilité ,comment se passer du modele industriel pour arriver vers un équilibre plus juste entre les différents acteurs.
Je crois que tout ceci s'inscrit dans la durée et non dans l'immédiat (trop souvent porté par la structure même d'internet qui permet ce leurre de l'immédiateté).
Générer une activité économique juste et à peu près éthique à partir de la dématérialisation des oeuvres n'est pas une affaire simple, cela demande du recul, de la réflexion et surtout une adhésion massive à ce type de modèles de la part du public, une prise de conscience des enjeux de sociétés qui sont derriere tout ça.
Si cette adhésion ne se fait pas, alors l'industrie aura réussi son pari et effectivement, les pubs agressives de certains opérateurs en téléphonie mobile auront tout à fait leur place dans une page "artiste" à mon grand regret.
Attention, je répete, je ne critique pas l'industrie, elle est par certains égards nécessaire, mais je crois que d'autres voies sont possibles et que l'idée qu'il n'y a aucune alternative aux modeles actuels est fausse et ne sers que les interêts de ceux qui en vivent.
Mais bon,je parle dans le vide numérique, certaines idées sont solidement ancrées dans nos consciences et les moulins sont très difficile à combattre...
Tout le monde a sa place sur internet.
Maintenant, on peut toujours avoir une demarche critique envers leur mode de gestion de la plateforme, le financement par la pub, l'ethique pas vraiment claire, les objectifs à moyen et long terme non définis ou pas communiqués.
Mais ils restent une plateforme de diffusion pour les artistes libres, et ceux qui le souhaitent trouvent là un bon moyen de diffuser leur musique.
Je ne peux être d'accord avec leur mode de fonctionnement et leurs ambitions que l'on peut "lire entre les lignes", depuis l'origine certes, mais je ne regrette pas d'y avoir laissé mon album durant plus d'un an.
Je suis plus réservé sur l'evolution du "libre" en général qui de mon point de vue va être de plus en plus "pollué" par d'une part des initiatives montées par des gens qui "ignorent" completement les origines et les finalités de ce mouvement, ou par des gens trop orienté "business" du type "on va faire du pognon avec le libre parce que c'est à la mode".
Il nous appartien donc à tous (les artistes, le public) à titre individuel et citoyen, d'être particulièrement vigilants sur les fondement et les objectifs de telles initiatives afin de tenter tant que cela sera encore possible de conserver une éthique (en aucun cas sectaire) du mouvement libre.
Parce que quelquepart cette fameuse "ethique" est-elle vraiment définie ou plutot interprétée (dans le sens des projections que l'on peut faire dessus), et qui peut se prévaloir d'être le grand "gardien" de la pensée du libre? Personne.
De mon point de vue, legerement plus pragmatique, il ne sagit pas vraiment d'éthique mais plutot d'une certaine idée qui consite à tenter de construire d'autres modes de diffusion et de rémunération des artistes, d'autres rapports, plus directs et naturels entre le public/l'oeuvre/l'artiste.
Si le libre devient un support marketing supplémentaire parmis d'autres, je n'aurai plus rien à faire avec, l'avenir dira si nous sommes suffisament organisés et déterminés pour
l'éviter et montrer que l'on peut "vivre la musique" autrement qu'au travers du prisme industriel.
Je vous renvoie d'ailleurs, pour ceux que ce point intéresse à un article paru dans le dernier "courrier international" sur les "méolibéralistes-communistes" qui montre
une approche intéressante d'un mouvement initié par des grandes fortunes bâties sur le modèle néolibéral et qui font en même temps des actions humanitaires ou "sois disant" désintéressées afin de montrer qu'ils ont un "but" final dans leur démarche.
L'humanitaire "utile" financé a l'aide d'un système destructeur et anarchique, attendez vous à jubiler pour les uns et vomir pour les autres à la lecture de cet article.
Et c'est bien ce que je reproche finalement à des initiatives comme Jamendo, 15megsoffame, music.download.com etc, c'est d'utiliser un systeme de financement
qui ne rémunère pas directement les artistes mais qui les utilisent comme contenu permettant de vendre de l'espace publicitaire, en échange d'une action attirant la sympathie "promouvoir le libre, mettre en avant les artistes"...
C'est donc la plateforme qui s'enrichit et pas les acteurs à l'initiative du contenu, un air de déja vu...
Sans parler des pseudos top machins et radio truc du libre, où la frénésie est le moteur d'une course à la notoriété bien pathétique finalement.
Cette contradiction sera de plus en plus présente dans ces modèles qui surfent sur l'image "alter" mais ne sont finalement que des modèles commerciaux basiques, rien de plus, enveloppé d'un subtil vernis de "bonne conscience", jouant sur la naiveté des uns et des autres.
La problématique étant finalement, "comment financer équitablement" des espaces de diffusion et de dissémination sans tomber dans certains travers ,dans la facilité ,comment se passer du modele industriel pour arriver vers un équilibre plus juste entre les différents acteurs.
Je crois que tout ceci s'inscrit dans la durée et non dans l'immédiat (trop souvent porté par la structure même d'internet qui permet ce leurre de l'immédiateté).
Générer une activité économique juste et à peu près éthique à partir de la dématérialisation des oeuvres n'est pas une affaire simple, cela demande du recul, de la réflexion et surtout une adhésion massive à ce type de modèles de la part du public, une prise de conscience des enjeux de sociétés qui sont derriere tout ça.
Si cette adhésion ne se fait pas, alors l'industrie aura réussi son pari et effectivement, les pubs agressives de certains opérateurs en téléphonie mobile auront tout à fait leur place dans une page "artiste" à mon grand regret.
Attention, je répete, je ne critique pas l'industrie, elle est par certains égards nécessaire, mais je crois que d'autres voies sont possibles et que l'idée qu'il n'y a aucune alternative aux modeles actuels est fausse et ne sers que les interêts de ceux qui en vivent.
Mais bon,je parle dans le vide numérique, certaines idées sont solidement ancrées dans nos consciences et les moulins sont très difficile à combattre...