Re: C'est nous qu'on l'a fait
Publié : 04 janv. 2011, 23:21
Quelques explications...
Au cas où, les liens des sources des films qui ont servi pour la vidéo :
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-strike
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... gaza-ruins
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-day-17
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-day-16
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-day-23
L'idée du morceau est née pendant la guerre de Gaza fin 2008, début 2009. Cela m'avait profondément retourné de voir que ceux qui n'avaient déjà plus rien soient à nouveau confrontés à une guerre avec tout son cortège d'horreurs.
J'étais alors révolté et j'avais envie d'écrire quelque chose qui l'exprimait.
La musique et le texte ont vécus tous seul sans la vidéo. L'énervement et l'énergie sont restés avec les apports plus brutaux de Mastaroth.
L'idée de la vidéo a certainement germée pendant la gestation du morceau et alors que nous découvrions qu'Aljazeera mettait des films à disposition, mais elle n'a été réalisée qu'après la quasi finalisation du morceau.
Le pitch de la vidéo :
L'idée n'était pas de faire quelque chose d'aussi "violent" que la musique et les paroles, mais plutôt un truc qui rende mal à l'aise... sans pour autant être racoleur, voir "gore" (il y avait de la matière pour ce faire. Il y a tout de même un passage relativement dur sur le deuxième refrain avec l'extraction d'un cadavre).
L'enfant qui coure au début se passe de commentaire, c'est, je pense, un symbole fort. Il est ralenti, comme presque tous les autres passages pour amener la pesanteur et le mal aise...
Suivent ensuite des images "classiques" de la guerre très technologique, presque lisse, propre, esthétique (?)
Puis les ruines apparaissent avec le chant... Dans un mouvement de balayage lent, voyeur,...
Sur le refrain un palestinien conforme à l'imagerie habituelle. Il balaye sa tête de droit à gauche, les mères qui suivent de gauche à droite... L'ensemble souhaitant dire non ou exprimant l'inutilité de tout cela...
Suit un autre personnage qui exprime la douleur et la colère réunies, puis à nouveau la guerre esthétique avec un champignon et un hélico de jeu vidéo... puis à nouveau des ruines...
Le refrain est l'apogée de l'horreur avec un cadavre, un appareil photo qui immortalise la scène,... avec le bulldozer qui aurait très bien pu être emprunté au film nuit et brouillard qui montre qu'on est capable d'oublier l'horreur qu'on a subit et même de la faire subir à d'autres... Puis tout redevient pesant, lent avec l'exploration minutieuse des failles de l'âme humaine avec peut être un autre cadavre, un main qui crie au secoure,...
Les moutons (de Panurge) qui suivent se passent de commentaires...Puis on reprend sur des images déjà utilisées pour symboliser un cycle, même si on espère que ce sera la dernière...
Au cas où, les liens des sources des films qui ont servi pour la vidéo :
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-strike
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... gaza-ruins
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-day-17
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-day-16
http://cc.aljazeera.net/asset/language/ ... aza-day-23
L'idée du morceau est née pendant la guerre de Gaza fin 2008, début 2009. Cela m'avait profondément retourné de voir que ceux qui n'avaient déjà plus rien soient à nouveau confrontés à une guerre avec tout son cortège d'horreurs.
J'étais alors révolté et j'avais envie d'écrire quelque chose qui l'exprimait.
La musique et le texte ont vécus tous seul sans la vidéo. L'énervement et l'énergie sont restés avec les apports plus brutaux de Mastaroth.
L'idée de la vidéo a certainement germée pendant la gestation du morceau et alors que nous découvrions qu'Aljazeera mettait des films à disposition, mais elle n'a été réalisée qu'après la quasi finalisation du morceau.
Le pitch de la vidéo :
L'idée n'était pas de faire quelque chose d'aussi "violent" que la musique et les paroles, mais plutôt un truc qui rende mal à l'aise... sans pour autant être racoleur, voir "gore" (il y avait de la matière pour ce faire. Il y a tout de même un passage relativement dur sur le deuxième refrain avec l'extraction d'un cadavre).
L'enfant qui coure au début se passe de commentaire, c'est, je pense, un symbole fort. Il est ralenti, comme presque tous les autres passages pour amener la pesanteur et le mal aise...
Suivent ensuite des images "classiques" de la guerre très technologique, presque lisse, propre, esthétique (?)
Puis les ruines apparaissent avec le chant... Dans un mouvement de balayage lent, voyeur,...
Sur le refrain un palestinien conforme à l'imagerie habituelle. Il balaye sa tête de droit à gauche, les mères qui suivent de gauche à droite... L'ensemble souhaitant dire non ou exprimant l'inutilité de tout cela...
Suit un autre personnage qui exprime la douleur et la colère réunies, puis à nouveau la guerre esthétique avec un champignon et un hélico de jeu vidéo... puis à nouveau des ruines...
Le refrain est l'apogée de l'horreur avec un cadavre, un appareil photo qui immortalise la scène,... avec le bulldozer qui aurait très bien pu être emprunté au film nuit et brouillard qui montre qu'on est capable d'oublier l'horreur qu'on a subit et même de la faire subir à d'autres... Puis tout redevient pesant, lent avec l'exploration minutieuse des failles de l'âme humaine avec peut être un autre cadavre, un main qui crie au secoure,...
Les moutons (de Panurge) qui suivent se passent de commentaires...Puis on reprend sur des images déjà utilisées pour symboliser un cycle, même si on espère que ce sera la dernière...