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Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 18:21
par crevlalune
Mais je suis allé sur le site d'Another record, et, si globalement je peux être en accord avec les propos tenus sur le monde de la musique concernant majors ou médias dominants, et que d'autre part je suis persuadé que l'évolution viendra d'initiative comme la votre, je reste sceptique sur l'image de l'artiste dans la socièté véhiculés par les uns comme les autres.Je ne suis pas sur que toutes les initiatives allant dans le sens d'une lutte contre un quasi monopole , soient prisent dans l'optique d'une aide aux artistes.

Espérons juste que l'alternative qui ne manquera pas d'arriver, saura remmettre l'artiste et la création au coeur du débat.

La question sur laquelle peuvent ce rejoindre facilement organisateurs et musiciens c'est effectivement la capacité à expliquer aux gens qu'ils se passent des choses aussi dans les petites salles, les cafés concerts, redonner un esprit découvreur et une liberté de choix au public.
En quelques année les musiciens ont gagné le net mais ils ont perdus les trois quart des lieux ou ils pouvaient s'exprimer en live. Il ya de plus en plus de créateurs : certes, mais les ondes radio dédiés à la musique alternative sont peau de chagrins et globalement le nombre de titres diffusés chaque année tous médias confondus n'a cessé de se réduire. Je ne suis pas nostalgique, mais je pense qu'il ne faut pas se tromper de combat, et regarder globalement les enjeux qui se cachent derrière ce "merveilleux" monde de la musique.

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 18:35
par dana
je reste sceptique sur l'image de l'artiste dans la socièté véhiculés par les uns comme les autres.Je ne suis pas sur que toutes les initiatives allant dans le sens d'une lutte contre un quasi monopole , soient prisent dans l'optique d'une aide aux artistes.
??
quelle est l'image de l'artiste que nous sommes censés véhiculer ?
Personnellement, je ne privilégie sur le plan axiologique aucune image particulière ou aucun discours sur l'artiste. je préfère la pluralité à l'imposition d'une définition qui me parait de toutes manières introuvable (voir l'article publié sur framasoft à ce sujet cité par mpop infra)
Par contre, je crois qu'il est utile de proposer des descriptions qui se distinguent de celes produites par les discours dominants (c'est-à-dire, celui de l'industrie)
Espérons juste que l'alternative qui ne manquera pas d'arriver, saura remmettre l'artiste et la création au coeur du débat.
L'alternative est déjà arrivée. Là où il y a domination, il y a toujours une alternative. Je ne vois pas ce que tu attends ? Une alter-alternative ? Oui ça ne manquera pas d'arriver.. Je dirais surtout qu'il y a une grande pluralité de pratiques dans les mondes de la musique.
La question sur laquelle peuvent ce rejoindre facilement organisateurs et musiciens c'est effectivement la capacité à expliquer aux gens qu'ils se passent des choses aussi dans les petites salles, les cafés concerts, redonner un esprit découvreur et une liberté de choix au public.
Et à ton avis on fait quoi ? On se contente de causer sur ce forum ?
Tu as la moindre idée de l'activité militante de tous ces labels et MLO ?

En quelques année les musiciens ont gagné le net mais ils ont perdus les trois quart des lieux ou ils pouvaient s'exprimer en live. Il ya de plus en plus de créateurs : certes, mais les ondes radio dédiés à la musique alternative sont peau de chagrins et globalement le nombre de titres diffusés chaque année tous médias confondus n'a cessé de se réduire. Je ne suis pas nostalgique, mais je pense qu'il ne faut pas se tromper de combat, et regarder globalement les enjeux qui se cachent derrière ce "merveilleux" monde de la musique.
sur le diagnostic evidemment on est d'accord. C'est précisément parce que d'une part le nombre de créateurs a augmenté de manière extraordinaire (inédit dans l'histoire de l'humanité) et d'autre part parce que le modèle de diffusion traditionnel s'est crispé sur des versions restrictives de la circulation des oeuvres et de un appauvrissement des catalogues (depuis en fait que les majors sont cotées en bourse)., c'est précisément pour ces raisons (entre autres) que se sont inventées des pratiques et des stratégies alternatives telles que les nôtres (et une infinité d'autres à vrai dire)
Comment peux-tu croire que nous ignorons les enjeux du monde merveilleux dont tu parles ? C'est ça que je ne comprends pas. Tu causerais dans le forum des fans de Kyo machin je dis pas, mais ici, ça n'a aucun sens.

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 18:47
par sonic
Tu viens (crevlalune) par cette présente remarque de résumer en partie le propos de dadaprod, qui n'envisage l'évolution de l'économie de la musique que vers une répartition plus juste entre les différents artistes (donc moins de concurrence plus de collectif) passant par une relocalisation de celle-ci. Constatant notamment que c'est un système qui fonctionne de mieux en mieux dans le domaine de l'agriculture (se référant notamment aux Amap: Association pour le maintient d'une agriculture paysanne), le repostionnement de l'artiste au niveau de son quartier, de sa ville, par le truchement de lieux de rencontre multi-culturel (MJC pour adultes et adolescents) afin de contrecarrer la vision élististe de l'art qui ne profite qu'à quelques un et qui à de rares exceptions près nous mène à une paupérisation de l'offre, la qualité cédant le pas aux perspectives de profits de l'industrie culturelle.
En résumé, Internet le P2P n'est pour dadaprod pas une finalité, mais un moyen, c'est à dire un outil permettant de fédérer/coordonner différentes initiatives.

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 20:39
par crevlalune
Comment peux-tu croire que nous ignorons les enjeux du monde merveilleux dont tu parles ? C'est ça que je ne comprends pas. Tu causerais dans le forum des fans de Kyo machin je dis pas, mais ici, ça n'a aucun sens.[/i

Ben si au contraire, visiblement nous utilisons les mêmes outils : cd gravé, affranchissement ou questionnement par rapport à certains organismes comme la sacem, de la sdrm et, lutte pour une plus grande diversité musicale. Je pense que les forums aideront les musiciens à se forger une identité et un discours commun en confrontant leur point de vue et que de ce discour, les initiatives isolées auront une chance de creer l'alternative. Peu de chance que les fans de Kyo, s'interressent à ce débat.

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 21:33
par dana
Je pense que les forums aideront les musiciens à se forger une identité et un discours commun en confrontant leur point de vue et que de ce discour, les initiatives isolées auront une chance de creer l'alternative.
mais pourquoi : AIDERONT (le futur) ?
pourquoi : J'ESPERE ?
pourquoi "UNE CHANCE DE CREER" ?

le monde auquel tu aspires de tes voeux existe déjà
tu es sur une des plates formes de ce monde là, un des petits bateaux qui essaient de flotter à peu près correctement (qui n'est d'ailleurs pas un monde mais une pluralité de mondes : il y a en réalit"é plein de petits bateaux, ça fait des flotilles ou des embarcations isolées, mais ça navigue je t'assure, peu ou prou :)

ça te parait peut-être insuffisant (moi ça me va très bien je n'aspire à rien de plus que ce que j'ai dans la musique) mais bon.. globalement, mlo c'est ce qui se fait de plus bandant je crois dans les musiques sous licence libre etc.. (qui n'est qu'un des aspects de l'alternative)
et des choses nouveles s'inventent tous les jours que sarko fait

donc
réjouis toi plutôt !
les choses vont dans le sens que tu dis, et c'est pas d'aujourd'hui..

(après sur l'idée d'une identité et d'un discours commun, en tant que pluraliste pragmatique à tendance psychanalytique, tu comprendras que je demeure peu enthousiaste sur un tel projet d'unification : je préfère la pluralité des pratiques et l'affirmation de la singularité d'un désir d'artiste)

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 22:03
par mpop
dana a écrit :ou bien des gens qui réfléchissent et publient (ou vont publier) à ce sujet
Hmm, c'est moi ou le "vont publier" fait référence à quelqu'un que je connais ? :P

À ce propos, j'ai relu (et un peu corrigé) mon « Musique et Internet : vers une décentralisation de la culture ? », et ça me semble effectivement bon à publier. J'attends le feu vert de mon responsable de formation, et c'est tout bon. Il faudra juste que je choisisse une licence (parce que là j'hésite un peu, en particulier j'ai un doute sur le SHAREALIKE et un discours intellectuel ou une démonstration...).

Enfin bref, pour revenir au débat, je relève surtout l'appel de crèvlalune à une « troisième voie » séparée de l'oppression des majors ou de l'idéologie de la musique comme bien commun librement partageable.

En fait, il me semble que ce qu'il appelle de ses voeux (mais je peux me tromper), c'est tout simplement plus de visibilité et de diffusion des artistes indépendants, tout en restant au sein du cadre strict du droit d'auteur (monopole de l'auteur sur la diffusion de l'oeuvre). En quelque sorte, un marché de la musique qui ne serait plus dominé par les Majors, mais qui serait plus ouvert aux artistes indépendants. Un marché de la musique dans lequel la diversité est plus grande, etc.

Ça existe déjà un peu. Beaucoup d'artistes indépendants à travers le monde vivent de leur musique, qui est distribué dans les bacs et qui se vend raisonablement. Ils ne gagnent pas des millions, et n'ont que très peu de couverture médiatique, mais ils touchent suffisamment de gens pour tirer un revenu de la vente de leurs albums, et pour pouvoir tourner (en national ou dans plusieurs pays).

Le problème, c'est que beaucoup de ces artistes indépendants, certes très talentueux, arrivent à toucher ce public suffisamment large justement parce qu'ils ont profité, à un moment donnée, d'une attention médiatique particulière. Finalement, le rêve de gloire le plus raisonable auquel peut prétendre un artiste ou un groupe aujourd'hui, c'est d'avoir un succès (avec appui médiatique et peut-être appui d'une Major), et ensuite de vivre sur la fan-base ainsi constituée. Je ne donne pas d'exemple, nous en connaissons tous.

Le problème de ce système, c'est qu'il est difficilement généralisable à un nombre plus important d'artistes. Les coups de projecteur médiatiques restent trop occasionnels, et souvent trop indépendants du "talent" des artistes en question.


S'il y a une troisième voie, ça serait plutôt par une éducation du public à plus d'indépendance dans leurs choix et leurs goûts. Pas sûr que ça soit vraiment possible, entre ceux qui se fichent un peu de la musique qu'ils écoutent (ce n'est pas un enjeu majeur pour tout le monde !) et ceux qui préfèrent écouter ce que d'autres écoutent aussi (effet de groupe, appartenance...).

Les curieux qui veulent donner leur chance aux "artistes oubliés" restent largement minoritaires. Eux-meme estiment que c'est une honte, d'ailleurs. Après tout, ils sont tellement mieux que les pauvres moutons suiveur des directives des Majors, n'est-ce pas ?

Pour ma part j'aimerais également voirs plus de curieux, et ça pourrait bien se produire avec la généralisation (pour l'instant encore très hypothétique) des pratiques de découverte de la culture via l'internet. Après tout, Internet est ce nouvel ensemble décentralisé de mini-médias, n'est -ce pas ? Son influence pourrait bien modérer celle des médias centralisés, pourquoi pas ? Pas sûr que ça se fasse, ni même que de grands médias centralisés ne se reconstituent pas sur Internet, mais en tout cas les spécialistes de la pub et de la communication commencent à prendre les choses très au sérieux, et certains prévoient un avenir où tout un chacun, via son blog personnel ou ses diverses interactions avec les autres sur internet, sera prescripteur. Les gens de la pub et de la com commencent à imaginer une communication non directive, que chacun doit pouvoir s'approprier pour la rediffuser, afin qu'elle soit efficace.

Si ça peut marcher pour la pub et la communication institutionnelle, pourquoi pas pour la musique et la culture indépendante ?

Ça ne supprimera pas la tendance "naturelle" à se diriger vers des choses connues de tous (sentiment d'appartenance), ce besoin de trouver des repères culturels communs.
Mais ça pourrait introduire une certaine nuance.

Mais franchement, je me vois mal prédire l'avenir, et je sais absolument pas quelles seront les pratiques (et dans quelles mesures elles seront suivies) d'ici 5 ans, 10 ans, 20 ans, ou plus...

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 09 avr. 2006, 22:05
par mpop
Note : le message ci-dessus est trop long. Lisez-le en diagonale, ça vous fera moins mal au crâne :P

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 10 avr. 2006, 19:36
par crevlalune
réponse à :"Ça existe déjà un peu. Beaucoup d'artistes indépendants à travers le monde vivent de leur musique, qui est distribué dans les bacs et qui se vend raisonablement. Ils ne gagnent pas des millions, et n'ont que très peu de couverture médiatique, mais ils touchent suffisamment de gens pour tirer un revenu de la vente de leurs albums, et pour pouvoir tourner (en national ou dans plusieurs pays). "

C'est celà approximativement, car la notion d'indépendance ou de choix de licences libre ou non, n'est pas ce qui (à mon avis) permet de classifier un artiste. On peut même parier que dans un paysage médiatique un peu moins formaté et plus ouvert, les musiciens ne se prendraient plus la tête avec autre chose que leur création. Ce qui nous oblige à le faire faut être honnête c'est que, même si tu touches un public, si tu arrives à tourner un tant soit peu, dès lors que tu sors un peu du chemin du directement consommable, tu devra ton salut à Rmi (quand tu y as droit) et non à tes spectacles. Hors pour tourner, ça demande une énergie dingue quand tu démarches toi même et il te reste peu de temps pour creer (et ce peu de temps tu le passes à te calmer pour oublier ce programmateur qui te prend pour un flanc et qui depuis trois mois à ton cd sur son bureau mais est débordé, le bistrotier qui lui a carrément égaré ton scud entre la mayo et le ketchup , et l'asso pour qui tu vas jouer gratos mais qui veut 100 affiches couleurs pour sa com .)
Alors nous pour le moment ça nous fait marrer, mais jusqu'à quand?

Donc on le sait tous, on est dépendant des réseaux. Et pour répondre à Dana, oui l'alternative existe, mais elle n'est pas structurée et sa force de communication se trouve répartie en autant d'énergie qu'il ya d'individus à se battrent, et pour prendre une image simple, des milliers d'étoiles isolées ne font pas un soleil.
A peu près tous les zicos ayant dépassé la trentaine le diront : il y'a eut des periodes plus faste pour la création et il devient plus compliqué de vivre en artisan de sa musique.
En gros entre la star surmédiatisée et l'amateur : y'a plus grand chose (ce qui veut aussi dire que la place est libre), la musique a perdu en quelques années une majeur partie du réseau local, régional, de programmateurs militants et donc avec, un public prés à découvrir et à perdre un feuilleton de la nouvelle star . Ah si , à la place de vrai concerts ou festival découvertes, il ya les tremplins. Musiciens vous êtes inviter à trampoliner. Véritable aubaine pour la moindre bande de pôtes voulant organiser une fiesta à peu de frais dans un champs avec l'aval des municipalités, véritable misère pour les musiciens.
L' alternative ne peut se résumer à un choix de licence ou de mode de production, elle doit porter aussi un autre rapport à l'artiste :solidaire équitable par exemple et, être un contre pouvoir lisible face aux marchands de sons. A mon sens elle ne sera efficace qu'au sein d'un réseau , ou elles car plus il y aura de réseaux efficaces plus il aura d'échos.
Après on peut effectivement disserter sur la notion d'artistes, mais bon ... ça va être long, non?
Je prendrais donc l'image d'artisan du spectacle, donc de personnes qui sont dans la réalité quotidienne du live et des concerts. ( des gens peu susceptibles de rencontrer l'industrie du disque, qui comme chacun sait, fréquentent peu les bouges enfumés surtout si il n'y a pas d'espace VIP). Bon à défault des pontes, on a la joie de rencontrer des humains, mais celà devient de moins en moins naturel d'aller découvrir (eh oui, risque de gacher sa soirée et puis c'est si facile de scotcher devant la téloch, même moi je me fait avoir des fois ). Résultat pour rameuter 100 personnes dans un rade, avant tu mettais une affiche sur la vitrine, là ou aujourd'hui faut encoller 200 murs. (et ça c'est pas écolo). redonner du sens et une valeur symbolique à l'évenementiel, au spectacle, qui se passe en bas de chez toi (et donc malgré tout valoriser la parôle de l'artiste), c'est déjà un premier combat des alternatives.

Après juste sur la notion d'artiste, en considérant que l'artiste c'est celui qui produit un univers personnel et symbolique, à partir de sa compréhension du monde en espérant (ou pas) être compris par ses comtemporains. (Mais dèjà là suis je compréhensible?)

On peut dès lors penser que malgré la valorisation symbolique du produit culturel dans notre socièté, peu de gens vont se lancer dans cette galère et qu'encore moins auront la chance d'être compris de leurs comtemporains (et même d'attirer la moindre attention des générations futures, ce qui à mon avis même pour Van gogh n'a pas été d'une grande consolation). On peut le faire en loisir, ou y dédier toute ou partie de sa vie.
Dans le second cas l'artiste va produire mais aussi essayer de trouver une reconnaissance de son activité autre que l'inscription artiste sur son dossier assedic.

pour la musique on est encore plus dans la confusion : art mineur dans les nomenclatures et pour les élites (sauf le jazz et le classique, tiens donc...), forme d'art dominé par le marché : la drac et la musique?, des scènes nationales dédiés à la création? Non, au niveau de l'êtat pour les chansonniers y'a les MJC, qui ont autre choses à faire en ce moment que de l'artistique et quelques hangars appellés pompeusement salle de musique actuelle (qui font quand même du boulot vu les moyens alloués).

Ceci n'empèche pas la musique d'être le bien culturel le plus partagé (d'ou l'intéret du monde marchand pour cette expression). Peu de chance donc de voir les pouvoirs publics s'extasier sur la création musicale ailleurs qu' à la cérémonie des oscars ou pour se montrer au bras de Madonna. Galeries d'art, danse comtemporaine ou théatre sont plus valorisants (et bien mieux subventionné.... bizarre non?).

Il en résulte que la résistance et la place du troubadour (j'espère que tu notes les efforts pour ne pas utiliser le terme artiste) ne passera que par sa propre énergie à défendre son image et son droit à exister. D'ou l'inutilité selon moi à tirer à boulet rouge sur des créateurs choississant tel ou tel label, tel ou tel licence de diffusion. D'autant que soyons honnête : Qui a vraimment le choix dans son mode de diffusion?
Encore un post bien long....trop, j'vais m'coucher.

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 10 avr. 2006, 21:13
par dana
Donc on le sait tous, on est dépendant des réseaux. Et pour répondre à Dana, oui l'alternative existe, mais elle n'est pas structurée et sa force de communication se trouve répartie en autant d'énergie qu'il ya d'individus à se battrent, et pour prendre une image simple, des milliers d'étoiles isolées ne font pas un soleil.
N'importe quoi
mais putain de dieu, qu'est-ce qui te permet de dire que l'alternative n'est pas structurée ? Tu vis sur la planète pluton ?
je me tue à te le répéter.
Cette structuration te convient pas peut-être mais bordel, respecte un peu notre boulot.
D'ou l'inutilité selon moi à tirer à boulet rouge sur des créateurs choississant tel ou tel label, tel ou tel licence de diffusion.
Je tire à boulet rouge sur personne. Chacun fait selon :
1° son désir (dans la mesure où il est conscient de son désir)
2° selon la réalité (laquelle n'est sans doute pas l'idéal dont tu rêves , mais, faudrait me donner une époque de la musique où c'était mieux..)
D'autant que soyons honnête : Qui a vraimment le choix dans son mode de diffusion?
Ben je suis honnête mon pote.
Moi j'ai le choix. On n'ets peut-être pas nombreux à avoir le choix : développer une carrière d'artistes machins avec distro ou préférer continuer son petit chemin discrétement avec des outils comme les licences libres, les micro labels etc.. J'en connais d'autres qui ont eu le choix et qui comme moi ont choisi de ne pas répondre aux sirènes du marché. Tu veux des noms ? arff : c'est que des potes, tu vas encore me dire que je cause que de mes potes. ça fait pas de nous des saints. Moi j'ai choisi d'être peinard sans avoir la pression d'un résultat etc.. Après j'ai suffisamment de notoriété à mon goût, et plus ça va plus je m'en branle à titre perso.

Re: les limites du téléchargement gratuit

Publié : 10 avr. 2006, 21:44
par bituur
mpop a écrit :il me semble que ce qu'il appelle de ses voeux (mais je peux me tromper), c'est tout simplement plus de visibilité et de diffusion des artistes indépendants, tout en restant au sein du cadre strict du droit d'auteur (monopole de l'auteur sur la diffusion de l'oeuvre).
ce qui peut constituer une parfaite définition du mouvement des licences libres : copyright ou copyleft, gestion collective ou individuelle, l'auteur garde le monopole fondamental sur la diffusion : c'est lui qui décide d'adhérer à la sacem, de diffuser sous licence libre, de signer un contrat léonin avec un marchand de soupe ou avec un producteur plus respectueux, avec un label décidé à une collaboration équitable et fructueuse pour chacun des contractants ou une multinationale pour qui il ne sera qu'un de ses "métayers"(note)

est-ce que l'alternative est structurée ?
on ne peut répondre d'un seul monosyllabe.
come alternative, elle ne saurait se structurer comme le modèle dominant, donc apparaît foutraque et éparpillée. c'est un effet d'optique aussi : l'aternative est toute jeune.
en 1990, la majorité des personnes s'intéressant à l'informatique rigolaient quand on leur parlait de GPL, de logiciel libre, etc.. "c'est pas structuré, c'est marginal, ça résout rien"
nous sommes, pour la musique, au même point. ça se structure furieusement. c'est déjà, ça et là, structuré, ça marche, ça vit. c'est tout au début ailleurs, le mouvement en général est très jeune. aujourd'hui, IBM, Sun, Oracle, font du logiciel libre (open source ou free software n'est pas la question ici..), des entreprises ont pour activité principale de distribuer Linux et de nombreuses SSII n'utilisent et ne proposent et ne travaillent qu'avec du libre.







(note) je mets en note car le thème de l'entretien est différent du sujet discuté ici, mais c'est pour reprendre une expression assez forte de J.-P. Quignaux, de l'UNAF, dans libé : "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas décemment conseiller aux parents «Chers parents, dites à vos enfants que télécharger c'est mal, et que ça affame les artistes». Nous n'avons reçu aucune preuve de ce fait. Nous avons, au côté des associations d'artistes, découvert que ceux qui affamaient les artistes, c'étaient plutot leurs intermédiaires qui les prennent bien souvent pour leurs métayers."