trash métal, ouaip...
le mieux pour l'avoir dû essayer (avec ce
monsieur, néanmoins ami et compain de jeux, eh eh) c'est un cocktail manowar slayer !
pour ce qui est du ton de la discussion parfois, il me semble que c'est assez typique des échanges sur le réseau : il est frappant de voir à quel point ça défouraille plus vite qu'autour d'une table.. ça se vérifie partout, sur les blogs, dans les forums, sur les listes de discussion même les plus "sérieuses" a priori comme nettime, syndicate ou feu escape_l pour en citer trois que j'ai fréquenté pas mal, c'est fascinant.
à cela je vois ces deux raisons,
d'une part le dispositif lui-même, interface du réseau entre les interlocuteurs, la modification très substantielle des perceptions et des humeurs que cela induit de discuter via un écran, on a pas du tout le même rapport et ressenti du temps et de l'espace, et cela autorise / provoque des postures et expressions extrêmement franches et "décontextualisées" je dirais, on en arrive à se lâcher, se lancer en roue libre sans plus aucune considération des conditions habituelles du dialogue, écoute, attention, curiosité, parfois, c'est surprenant ;
d'autre part, on n'est pas encore habitué, ça fait à peine dix (quinze) ans pour les plus anciens, à l'échelle humaine, individuelle et collective aussi bien, c'est rien. on a pas encore pris ses marques. du coup les effets du dispositif, on en a pas pris la mesure.
(c'est pas dit au mieux tout ça, mais bon)
(ce qui suit va sembler contradictoire, la ligne de crête est en effet assez fine, à nous de garder les pieds dessus sans dégringoler)
poyel, la dédicace de shamankick est certes très moyenne, on peut la trouver insupportablement violente, insupportablement drôle ou insupportablement polémique, mais "des lois qui punissent sévèrement ce genre de choses"... non là franchement je ne crois pas.
imagine concrètement un procès...(?) faut pas déconner, l'apostrophe polémique et l'échauffement font partie de l'expression humaine. la limite est difficile à établir, et à l'heure actuelle de plus en plus rigoureuse : imaginons desproges ou de gaulle (pour prendre deux exemples les plus dissemblables) parlant actuellement, certaines de leurs saillies les plus fameuses semblent impossibles (imaginons salan, challe et consorts intentant un procès en diffamation à de gaulle - "quarteron", c'est pas gentil - ou les coiffeurs ou les sportifs à desproges... on n'en sort plus).
peut-être a-t-on progressé dans une forme de respect et de limitation des outrances, peut-être aussi cela conduit-t-il à une sorte de contrainte du discours, d'affadissement...
encore une fois, la ligne de crête est coupante comme un rasoir...