Ca ressemble à quoi cette classification ?
Au début était la classification des documents sonores ou classification de Massy née en 1984 et fruit d’un groupe de travail de discothécaires de la région parisienne. Forcément vue l’évolution rapide des divers mouvements musicaux, classifier la musique nécessite des adaptations. Aujourd’hui, la PCDM (Principes de classement des documents musicaux) correspond à la table en vigueur dans la plupart des discothèques de France. Ils en sont à la version 4, voir là :
http://www.acim.asso.fr/spip.php?article221
ou ici
http://fr.wikipedia.org/wiki/PCDM
Tout principe de classement est fatalement un peu arbitraire et souvent contestable. D’où l’intérêt que ces principes soit discutés puis validés collectivement par ceux qui dans leurs métiers ont à faire quotidiennement aux tâches de classement. Mais le but d’un classement n’est pas tant de préjuger du contenu ou du public d’un document que de pouvoir le retrouver facilement et plus ou moins rationnellement. En gros, il est assez nécessaire que tout le monde se mette d’accord sur des principes et que ceux-ci soient aussi le plus souples possibles pour être adaptés en fonction par exemple de l’importance de la collection à classer. Plus celle-ci est importante plus classification sera détaillée, c’est l’avantage d’une classification dites décimale. Chaque classe correspond à un chiffre puis ensuite on peut rajouter une sous-classe en fonction du degré de précision souhaité. La PCDM 4 possède 8 classes que l’on peut ensuite décliner de façon très poussée :
Classe 0 : Généralités, Sciences et techniques musicales
Classe 1 : Musique d’influence afro-américaine (Blues, Jazz, R’nB, Rap, Reggae etc.)
Classe 2 : Rock et variétés internationales apparentées
Classe 3 : Musique classique (Musique savante de tradition occidentale)
Classe 4 : Musiques électroniques
Classe 5 : Musiques fonctionnelles – Divers
Classe 6 : Musique et cinéma
Classe 7 : Classe de décantation (inclassable)
Classe 8 : Chanson francophone / Classe d'usage national ou local
Classe 9 : Musiques du monde
Bon j’en vois d’ici qui vont se dire dès aujourd’hui qu’il font de la musique de « décantation » !

Je ne sais pas du tout si une telle classification est utilisable pour Dogmazic. Dans une discothèque, ce sont les discothécaires qui classent et non pas les zicos qui viennent classer leurs skeuds !
Voilà. Après il y a des milliers de façon de mettre en valeur un fond musical. Mettre en avant la subjectivité, la prescription de tel ou tel (bibliothécaires, usagers, chroniqueurs etc.) en est une. Dans une bibliothèque ou en relation avec, il est aussi parfois possible de faire des concerts ce qui peut être aussi l’occaz’ de mettre en avant un ou des musiciens ou un style etc.