Re: 2 sociétés de gestion des droits d'auteur ouvertes aux CC
Publié : 01 févr. 2008, 19:14
Forum de l'association Musique Libre, musique qui octroie d'emblée certains droits aux auditeurs. Ce forum n'est pas fait pour la musique non-libre
https://forum.musique-libre.org/
source : http://aisyk.blogspot.com/2007/07/le-ca ... sacem.htmlÊtre à la Sacem qu'est-ce que cela veut dire ?
C'est accepter (ou le plus souvent ignorer) la gestion par une société privée de ses droits de diffusion. Mais en allant plus loin, c'est aussi accepter les multiples plaintes contre les personnes qui se partagent de la musique, c'est aussi accepter un système volontairement inégalitaire puisque basé sur le nombre de diffusions (autant dire qu'il faut être un ami des gens qui vont vous diffuser...tiens ça tombe bien, les producteurs sont à la SacEm !). Si un artiste sociétaire de la Sacem met au téléchargement gratuit ses œuvres, il ne pourra s'opposer aux poursuites à l'encontre des internautes qui les auront téléchargés. Un peu comme Hugues Auffray qui a payé l'amende de l'école qui avait osé utiliser une chanson du répertoire de la Sacem (celle de Mr Auffray en l'occurrence) sans le déclarer au préalable.
On le voit ici être à la Sacem vous enlève une liberté fondamentale, celle de pouvoir disposer de vos œuvres comme vous l'entendez. L'alternative "libre" prend ici tout son sens. Non seulement elle replace l'auteur au centre du dispositif, mais elle participe à l'éducation collective sur les droits d'auteurs avec des licences toujours présentes sur les titres téléchargés.
Dans ton exemple la clause ND du 1 et facilement contournable par le net et donc ne sert plus à rien... je vois pas bien l'intérêt de multiplier les licences à part amener une instabilité juridique, inférieure à celle d'une absence de licence...mais quand même.Aisyk a écrit :
1 - Les œuvres copiées du CD original ne seront ni exploitables commercialement, ni modifiables.
2 - Les œuvres issues du téléchargement ne seront ni exploitables commercialement, mais par contre modifiables.
3 - Les œuvres issues de la collaboration en LAL seront libres à condition de respecter la LAL (même licence si œuvre dérivée).
Bref, 3 démarches artistiques, 3 licences pour un même auteur ce qui ouvre des possibilités importantes pour gérer ses œuvres. Dans la pratique, il est clair que l'on ne va pas cumuler autant de licences différentes ne serait-ce que par soucis de visibilité des droits accordés par l'auteur sur ses œuvres, mais cela est tout à fait possible.
Oui, effectivement cela ne résoud pas tous les problèmes, par contre ce genre de mesure (possibilité de gérer les CC nc dans les SPRD) couplé avec la fin du mponopole, ça pourrait devenir intéressant.Aisyk a écrit : On en revient au débat sur la Sacem et son point de vue abusif, "elle protège la musique toute la musique", mais pas les auteurs, tous les auteurs... Alors que sa mission n'est que de gérer des droits et que dans le CPI, il n'est question que d'auteurs et d'œuvres, pas d'artistes ni de statut particulier aux membres de sociétés de gestion collective de droits.
De plus, cela ne solutionnerait en rien les problème que j'ai pu évoquer dans certains billets.
je ne rajouterais rien..; C' est vraiment l' état d'esprit dans lequel je me trouve en ce moment après réflexion sur le sujet....dana a écrit : je vous dit tout de suite, c'est déjà tellement compliqué à expliquer ces histoires de licences dans la situation actuelle, moi je renoncerai d'emblée à faire de la pédagie à ce sujet. Ça deviendrait un imbroglio pas possibleFaudrait changer toutes ses catégories arrfffff
bon pour les jeunes qui ont l'esprit vif et des neurones en état, ils s'adapteront sans peine, mais pour les autres, les vieux habitués à des discours binaires (on est les gentils eux c'est les méchants), ça va être dur
Et je me dis que les LLD risqueraient vraiment de s'imposer comme de purs outils de promotion et marketing. j'entends déjà els discours (on les entend déjà d'ailleurs)
Vous verrez, à la fin dans dix ans on se réunira entre vieux schock en buvant une tisane dans la cabane de dana et on se dira, tu te souviens à l'époque où on ralait contre la sacem, ou on parlait de libertés en se prenant le chou, etc.. ben c'était le bon temps hein... Maintenant, les LLD c''est comme du papier cadeau, un enrobage marketing, pffff.
ce qui constitue une utlisation non commerciale dans l'accord avec la koda :En revanche, ce qui pourrait poser problème pour une oeuvre déposée chez une SPRD et gérée en France par la Sacem, ça pourrait être une vision ultra-restrictive de ce qui est non-commercial.
l'histoire de l'ouverture de la buma est intéressante au regard de ce que fait la sacem :Creative Commons Denmark has issued a set of guidelines to clarify what constitutes “noncommercial use”.
The most important provisions are:
• The use is only noncommercial if used by a private individual or certain non-profit associations / institutions.
• The music cannot endorse, sponsor, advertise or in other ways promote third party products or services.
• No money or similar value can be exchanged as remuneration for the music.
je crains que ce ne soit pas un "risque" mais un fait.Et je me dis que les LLD risqueraient vraiment de s'imposer comme de purs outils de promotion et marketing. j'entends déjà els discours (on les entend déjà d'ailleurs)
il reste que c'est une opération pilote. ça peut changer encore. mais comme je le disais dans mon précédent post, il y a l'indépassabilité de la clause nc.Cees Vervoord, Chairman of the Board of Buma/Stemra, said, “This initiative fits in with our efforts to provide the best possible service to our rightholders. We hope that this pilot will let us provide better facilities for music authors to promote their own repertoires.”
bah, il y a un déplacement de catégories mais en somme ça simplifie puisque ça clarifie les positions (ceux qui font du libre et veulent aussi utiliser la gestion collective, ceux qui font du libre et ne veulent pas de la gestion collective)... et puis de toute façon la sacem, enfin la buma stemra ou la koda ne "défendent" pas les licences libres.je vous dit tout de suite, c'est déjà tellement compliqué à expliquer ces histoires de licences dans la situation actuelle, moi je renoncerai d'emblée à faire de la pédagie à ce sujet. Ça deviendrait un imbroglio pas possible Sourire Faudrait changer toutes ses catégories arrfffff
bah j'aurais donc tendance à être beaucoup moins pessimiste...ben c'était le bon temps hein... Maintenant, les LLD c''est comme du papier cadeau, un enrobage marketing, pffff.