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Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 02:27
par taro
BrainDamage a écrit :mpop a écrit :[Donc bon, je ne saurais pas dire si les écrivains touchent plus facilement des droits d'auteurs que les musiciens. À vue de nez, ça ne me semble pas être le cas. Toujours chez Bernard Lahire, on apprend que 9,9% des enquêtés sont affiliés à l'AGESSA (la sécu des auteurs)... on remarque que ça correspond aux 10% qui ont un revenu principalement littéraire.
Plus globalement, en 2001, on avait 1800 écrivains affiliés à l'Agessa (donc touchant assez pour cotiser), mais seuls 55% de ceux-ci touchent au moins le smic en droits d'auteur. Bref, un millier de personnes pour toute la France.
'tain, j'appartiens à une minorité de chez minorité !
ben ça alors, je savais pas qu'il y avait si peu d'écrivains à l'agessa. mais les traducteurs sont peut-être un peu plus nombreux ? (comme j'en suis!)... ou alors c'est inclus, auquel cas, les auteurs vraiment auteurs (de leur propre écriture) doivent être vraiment très peu nombreux !!...
Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 02:32
par BrainDamage
Un truc à prendre en compte, c'est que, dans les littératures de genre (SF, fantasy, fantastique, polar…), pas mal d'auteurs sont aussi traducteurs. Ça brouille un peu les cartes.
Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 02:36
par mpop
BrainDamage a écrit :Ben c'est marrant parce que, moi, j'ai toujours eu du mal à considérer ses bouquins comme autre chose que de la SF.
Hé hé. Je dis ça surtout parce que j'adore la manière dont il se fout royalement de donner la moindre explication pseudo-scientifique aux avancées technologiques plantées sommairement dans le décor (et ça, sans pour autant faire de la SF parodique). Et donc bon, de la science-fiction où l'on se fout royalement de la science, ça nous laisse surtout la fiction.

De plus, les thèmes étant plus personnels, souvent assez politiques, on se retrouve dans le cas de K. Dick avec quelque chose qui se rapproche plus de la
paranoia-fiction que de la SF « traditionnelle ».
Je ne manquerai pas d'y jeter un oeil. Les conseils de lecture de dana tiennent généralement la route.

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 02:46
par mpop
BrainDamage a écrit :Un truc à prendre en compte, c'est que, dans les littératures de genre (SF, fantasy, fantastique, polar…), pas mal d'auteurs sont aussi traducteurs. Ça brouille un peu les cartes.
Alors hop, les chiffres cités toujours par Bernard Lahire (
La condition littéraire, p. 87) -- on rappelle que les Affiliés à l'AGESSA sont ceux qui gagnent suffisamment d'argent pour cotiser :
Affiliés à l'AGESSA, exercice social 1/7/2004-30/6/2005 :
- écrivains : 1770 (20,5%)
- traducteurs : 679 (7,9%)
- photographes : 2837 (32,9%)
Je rajoute les photographes à titre de comparaison.

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 02:48
par -banni-
SAlut Mankind.
Pour toi la création est facile, tant mieux !
D'autres souffrent sincèrement quand ils créent !
Mais le respect, c'est une grande valeur....
T'es un vrai artiste alors, c'est bien....
Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 02:54
par taro
mpop a écrit :
- traducteurs : 679 (7,9%)
woaw !...

Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 03:10
par -banni-
L'art et la souffrance de la création....blablabla !
Ca fait toujours bien de s'appeler artiste et de parler de la souffrance de l'accouchement créatif...on voit alors s'allumer les feux de l'envie dans les yeux de ses interlocuteurs et presque du respect.
Les seuls moments de souffrance dans la création, c'est justement quand elle est absente, quand l'inspiration n'est pas là et qu'à la place on ressent le vide que l'on occupe dans l'Univers...un truc béant et immense à la taille de sa vanité...
Quand on arrête de se prendre pour un artiste et qu'on relativise l'acte créatif, on va tout de suite mieux.
Dans les moments de vacuité, on fait autre chose.
Ce n'est qu'un avis personnel, la façon dont je vis tout ça et je ne parle que de mon expérience...
Donc, pas la peine de le prendre pour vous.
Je ne connais pas wagner mais je suis intéressé par ce que j'ai lu dans ses posts.
De plus, je suis un addict de K.Dick, un écrivain méprisé qui a eu beaucoup de mal à vivre de son art.
Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 03:28
par Mankind_concept
nitromthemetronome a écrit :SAlut Mankind.
Pour toi la création est facile, tant mieux !
D'autres souffrent sincèrement quand ils créent !
Mais le respect, c'est une grande valeur....
T'es un vrai artiste alors, c'est bien....
C'est pas moi qui l'ait dit, flatteur, va !
Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 03:35
par -banni-
Restons-en là, qu'en penses-tu ?
Je suis désolé que tu ais pris mes propos pour toi....
Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 09:51
par Virgo
Ca fait toujours bien de s'appeler artiste
Quand on arrête de se prendre pour un artiste
Justement. C'est quoi un artiste ?
Les seuls moments de souffrance dans la création, c'est justement quand elle est absente, quand l'inspiration n'est pas là et qu'à la place on ressent le vide que l'on occupe dans l'Univers...un truc béant et immense à la taille de sa vanité...
Pour ma part quand je crée, je laisse un peu l'univers de côté.
Le pauvre a alors bien du mal à tourner sans moi, mais il faudra bien qu'il se fasse une raison.
Sinon, je partage complètement ton vécu concernant la souffrance dans la création.
Les seuls moment ou je "souffre" dans la création c'est quand ça ne veut pas venir, que l'inspiration n'est pas là. Et encore "souffrance" c'est un bien grand mot. J'appellerais plutôt ça de la frustration, laquelle génère une souffrance somme toute assez relative.
Dans ces moments là je préfère laisser tomber pour revenir plus tard à la création qui doit avant tout être pour moi un moment de plaisir, de fluidité, de détente, voire de joie.
Si vraiment je devais souffrir quand je crée, je crois que je laisserais tomber la musique pour faire autre chose de plus épanouissant comme, par exemple... écrire !
Bon, je me rends compte que j'entretiens le hors sujet mais tout ça est finalement bien plus passionnant à discuter que le cas JAMenfiche...