Re: sur: Jamendo, économie, modèles, diffusion, musicologie etc
Publié : 27 nov. 2006, 13:47
mes amis
voici qu'on s'inquiète de la création et dre la souffrance ou pas qui l'accompagne
hé bien ! ça c'est un sujet sérieux à mon avis. J'envisage un jour d'écrire un livre là dessus, carrément. Un de mes deux trois projets avant la fin du monde.
J'ai fait pas mal de recherches depuis deux trois ans sur le sujet. J'ai analysé mes propres processus créatifs, comment ça se passe chez moi (et ça se passe pas toujours de la même façon)
Pour résumer :
je crois que la création a à voir avec la folie
(et quant à l'état de folie, nul doute qu'il s'y glisse autant de souffrance que de jouissance, et c'est précisément pour arranger ces sentiments contraires que nous créons, expulsant au dehors ce qui déborde au dedans pour ainsi dire)
Après
un autre axe de réflexion : pourquoi certains sont portés parfois à créer, tandis que d'autres pas ?
En tant que thérapeute par exemple, je suis plus à l'aise avec un patient qui crée, ou a possédé cette disposition en lui, qu'avec un patient qui ne recours jamais à la création comme thérapie personnelle.
Autre axe (on en a déjà causé ici et j'avais déjà entr'ouvert ce thème dans la dissémination de la musique) : il y a des créations fortement ritualisées, j'avais donné l'exemple du chant de le pluie des pygmées. Pour les créateurs réguliers si j'ose dire, ceux qui par exemple se plient à un certain horaire (écrire entre telle ou telle heure, au moins tant de pages etc.), les excitations sont en quelque sorte encadrées dans un rituel. Ça me paraît important.
On ne peut pas non plus faire l'impasse sur le fait que, comme toute expérience vécue, l'expérience de création peut être plus ou moins "profonde", plus ou moins "ample". On est parfois plongé dans des gouffres sans fond, tandis que d'autres fois, on s'appuie tranquillement sur une technique (et là on se rapproche d'une pratique artisanale, d'un savoir-faire, dans lequel le sujet n'est pas vraiment impliqué au-delà de ses compétences conscientes)
Bon voilà quelques pistes..
Quant au mot artiste.. bah.. Il a connu un destin tellement tumultueux. Les significations qui s'y attachent sont désormais parfois tellement contradictoires. je crois que c'est un terme dont on peut aussi bien se passer (il y a quelques textes plus développés là dessus dans ma page writings :
http://www.another-record.com/danahilli ... itings.htm
)
enfin bon voilà quelques pistes
voici qu'on s'inquiète de la création et dre la souffrance ou pas qui l'accompagne
hé bien ! ça c'est un sujet sérieux à mon avis. J'envisage un jour d'écrire un livre là dessus, carrément. Un de mes deux trois projets avant la fin du monde.
J'ai fait pas mal de recherches depuis deux trois ans sur le sujet. J'ai analysé mes propres processus créatifs, comment ça se passe chez moi (et ça se passe pas toujours de la même façon)
Pour résumer :
je crois que la création a à voir avec la folie
(et quant à l'état de folie, nul doute qu'il s'y glisse autant de souffrance que de jouissance, et c'est précisément pour arranger ces sentiments contraires que nous créons, expulsant au dehors ce qui déborde au dedans pour ainsi dire)
Après
un autre axe de réflexion : pourquoi certains sont portés parfois à créer, tandis que d'autres pas ?
En tant que thérapeute par exemple, je suis plus à l'aise avec un patient qui crée, ou a possédé cette disposition en lui, qu'avec un patient qui ne recours jamais à la création comme thérapie personnelle.
Autre axe (on en a déjà causé ici et j'avais déjà entr'ouvert ce thème dans la dissémination de la musique) : il y a des créations fortement ritualisées, j'avais donné l'exemple du chant de le pluie des pygmées. Pour les créateurs réguliers si j'ose dire, ceux qui par exemple se plient à un certain horaire (écrire entre telle ou telle heure, au moins tant de pages etc.), les excitations sont en quelque sorte encadrées dans un rituel. Ça me paraît important.
On ne peut pas non plus faire l'impasse sur le fait que, comme toute expérience vécue, l'expérience de création peut être plus ou moins "profonde", plus ou moins "ample". On est parfois plongé dans des gouffres sans fond, tandis que d'autres fois, on s'appuie tranquillement sur une technique (et là on se rapproche d'une pratique artisanale, d'un savoir-faire, dans lequel le sujet n'est pas vraiment impliqué au-delà de ses compétences conscientes)
Bon voilà quelques pistes..
Quant au mot artiste.. bah.. Il a connu un destin tellement tumultueux. Les significations qui s'y attachent sont désormais parfois tellement contradictoires. je crois que c'est un terme dont on peut aussi bien se passer (il y a quelques textes plus développés là dessus dans ma page writings :
http://www.another-record.com/danahilli ... itings.htm
)
enfin bon voilà quelques pistes