Re: SOUN music
Publié : 24 févr. 2010, 22:13
Tu m'a mis un gros doute donc j'ai vérifié, et je confirme ce que je disais. Ce que tu dis était vrai avant l'adhésion des pays anglo-saxons à la convention de Berne, en 1988 soit avant l'apparition des licences ouvertes dans l'art si je ne dis pas de bêtise (en tous cas elles étaient rares). Par exemple les œuvres américaines d'avant le 1er Mars 1989 ne sont protégées (et donc ne peuvent être mises sous licence libre) que si elles ont été copyrightées, et donc si elle comportent la mention légale "© année - ayant-droit" sans laquelle aucun copyright n'est valable. Par contre toutes les œuvres "créées" (fixées sur un support) depuis cette date bénéficient automatiquement d'une protection sans aucune démarche légale. Elles peuvent donc être mises sous licence libre par leur propriétaire sans aucune autre démarche, et donc le fait de les diffuser sous licence libre permet effectivement d'annoncer qu'on ne renonce pas à ses droits.dj3c1t a écrit :désolé, Tzitzimitl, mais ça c'est n'importe quoi
Si tu n'as aucun droit sur un morceau, alors tu ne peux pas lui associer une LO pour le diffuser. c'est aussi simple que ça. D'ailleurs, dans les pays où c'est le copyright qui fait office de droit d'auteur, la marche à suivre, pour diffuser en LO, c'est de commencer par poser un copyright. Ensuite tu définis ce que tu autorises. En France, le droit d'auteur s'applique par défaut (à condition de pouvoir prouver la paternité, avec l'antériorité), donc là, on peut effectivement direct passer à l'étape LO. Mais c'est un cas particulier.
D'ailleurs vous remarquerez qu'il est rare de trouver la mention légale du copyright sur une œuvre sous LL, alors qu'elle est obligatoire quand l'œuvre est copyrightée (contrairement à la France ou les petits rigolos qui mettent cette mention sur leur sites web font juste ça pour se la ouèj).
L'erreur que j'ai faite était de dire que l'on pouvait renoncer à ses droits patrimoniaux en common law, en fait on peut renoncer à TOUT ses droits, même moraux, raison de plus pour afficher sa licence CC By !
Je précise aussi que quand je dit le "propriétaire" et pas "l'auteur", c'est parce que même depuis leur adhésion à la convention de Berne, pour les pays de common law le propriétaire d'une œuvre (qui jouit donc désormais automatiquement de ses droits) n'est pas forcément l'auteur. Un œuvre réalisée au travail appartient à l'entreprise, une œuvre réalisée sur commande appartient au commanditaire.
Pour un résumé simplifié des évolutions du copyright voir là.
Pour info, le modèle du droit d'auteur est le modèle dominant en Europe, le modèle vers lequel tendent les pays "émergents" (les pays sous-développés n'appliquent quasi aucun droit), et le modèle de la convention de Berne. Ce sont les pays anglo-saxons qui sont une exception, et qui d'ailleurs ont commencé à se mettre en partie aux normes internationale, en signant la convention de Berne (avec des restrictions).
En France et dans les pays de droits d'auteur c'est à peu près vrai, car les auteurs sont déjà bien protégés par la loi. Mais aux USA ou en Angleterre, à mon avis c'est faux. En common law les LO constituent aussi une protection de l'auteur... et à mon avis ce n'est pas sans rapport avec le développement beaucoup plus rapide des LO en Angleterre et aux USA qu'en France.dj3c1t a écrit :et donc les LO protègent les mélomanes
bordel
pas les auteurs
D'ailleurs les artistes de la Featured Artist Coalition anglaise parlent plus souvent de la défense des droits des artistes que de celles des mélomanes (même s'ils en parlent) quand ils défendent la libre diffusion.