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L'ASCAP veut combattre les CC.

Discussions sur ce qui se passe dans le monde de l'industrie du disque.
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suppr4046
Messages : 1018
Inscription : 11 févr. 2006, 16:13

L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par suppr4046 »

Info de Kassandre

"La sacem américaine appelle au dons pour combattre le copyleft...
http://live.owni.fr/2010/06/24/la-sacem ... e-commons/"
TOTORESK
Messages : 529
Inscription : 01 déc. 2007, 18:01

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par TOTORESK »

"Le seul point positif dans cette affaire, c’est qu’on a la preuve que la France n’a pas le monopole de la bêtise."

haha....Excellent.!!!.......pour une fois!
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Zeco
Messages : 548
Inscription : 04 févr. 2008, 22:58

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par Zeco »

ouèp, je viens de lire la même chose sur numérama : http://www.numerama.com/magazine/16065- ... yleft.html

c'est assez ouf ...
dana
Messages : 5472
Inscription : 24 juil. 2004, 14:55

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par dana »

en même temps..
que les tenants du copyright s'en prennent aussi ouvertement aux tenants du copyleft, plutôt que de les ignorer (comme c'est le cas chez nous, et comme c'était le cas jusqu'à récemment aux États Unis), c'est assez nouveau
Vaut-il mieux l'indifférence ou le conflit ouvert ? Peut-on espérer que ce conflit débouche sur un débat (??) au sens noble du terme ?? J'en doute.. Vu la stupidité crasse et/ou la mauvaise foi coutumière des tenants du copyright.. Est-ce que toutefois, si le débat ou le conflit se médiatise, ça permettra aux tenants du copyleft d'en profiter pour occuper l'espace médiatique et du coup faire de nouveaux adeptes ? C'est pas impossible. Mais qu'est-ce que ça donnera si on laisse des abrutis (parce qu'il y a des abrutis dans le libre aussi) se faire les porte paroles du libre, et passer leur temps à causer de fric et de piratage au lieu de parler de ce qui est spécifique au libre : le partage, le travail collaboratif, la pluralité des usages etc ? ça donnera rien de bon..
ce qui me paraît le plus à craindre, c'est qu'encore une fois, ce soit nos ennemis qui fixent les règles, la grammaire et les termes du débat (donc du pseudo-débat) et que, comme d'habitude, les soi-disant porte parole du libre (qui n'ont jamais été reconnu par qui que ce soit à part eux mêmes) s'engouffrent dans la bêtise ambiante et se mettent au niveau de leur adversaire.. C'est-à-dire très bas.. j'en connais qui se frottent déjà les mains d'une telle éventualité (dans l'espoir de parvenir enfin en haut de l'affiche, pas en tant qu'artiste - ils n'ont pas le talent pour ça - mais en tant que "débatteur" et représentant médiatique)

Bref, ça va être triste le futur du libre si on le regarde de ce point de vue (mais heureusement il existe un autre point de vue, qui s'écoute avec les oreilles principalement)
ChristopheE
Messages : 283
Inscription : 24 avr. 2005, 11:16

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par ChristopheE »

Le libre c'est comme partout, dès qu'un espace est créé ou laissé disponible tout le monde s'engouffre dedans.
Donc les "abrutis" s'engouffrent, cela s'appele la politique je crois, des gens qui parlent pour ne rien dire sur des sujets qu'ils ne comprennent pas ou très mal, mais par un subterfuge que je n'arrive toujours pas à m'expliquer, font autorité auprès de la population (c'est à dire la plus grande imposture possible), comme si leur parole était incontestable et immaculée, et ben le libre n'y échappe pas...mais est-ce que CC est bien encore du "libre"? ou l'a été à un moment?(pas au niveau des licences, mais au niveau de l'éthique originelle de ce concept?)
N'est-ce pas simplement des juriste qui ont flairé un filon et qui appliquent une stratégie marketing au demeurant très courante aux us?

Par contre concernant le combat creative-commons / copyritght; c'est keskej'avaisdit...
"Et cé pa fini"...après, CC va dérouiller la sacem et toutes les sprd en général pour tuer complètement l'exception culturelle Française qui est la seule (ou une des seules) on concilier dans son droit d'auteur gestion collective et individuelle. (seul le publishing survivra parce que c'est un droit des intermédiaires).
Le monde n'aime pas que l'on ai le libre "choix" entre un modèle et un autre, il faut toujours imposer et contraindre par la malice ou la violence, imposer sa vision des choses, ce doit être hormonal je pense ou un truc dans le genre.

Perso je suis pour que le libre s'épanouisse et prenne sa juste place mais je respecte totalement ceux qui préfèrent concéder leur droit à une société de gestion, chacun son truc.
suppr4046
Messages : 1018
Inscription : 11 févr. 2006, 16:13

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par suppr4046 »

+1 sur ce que dit Christophe.

L'ASCAP s'était déjà planté après la guerre sur le même principe désuet ; BMI l'autre société de gestion lui avait alors damné le pion. Lawrence lessig en parlait déjà sur une conférence (au milieu du document vidéo)
http://www.kassandre.org/artischaud/spip.php?article3

Mais je comprends aussi la réaction quand on voit ce que devient le projet des CC.

C'est aussi d'une certaine manière les même réticences que nous avons quant à leur ambition d'évangélisation cynique.

Y'en a pas un pour rattraper l'autre.
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incaudavenenum
Messages : 843
Inscription : 18 mai 2006, 21:07

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par incaudavenenum »

ChristopheE a écrit : Perso je suis pour que le libre s'épanouisse et prenne sa juste place mais je respecte totalement ceux qui préfèrent concéder leur droit à une société de gestion, chacun son truc.
Il y a aussi des gens qui voient quelques vertus au principe de la gestion collective (au-delà des travers bien connus de l'actuelle et unique société de gestion française) et qui néanmoins veulent mettre leur musique en libre diffusion "éthique" (par opposition à une libre diffusion promotionnelle qui plairait davantage à certains du côté des CC ou même de la SACEM). Et on trouve de ces gens des deux côtés de la barrière : des libristes qui aimeraient bien confier la perception de leurs droits pour les diffusions commerciales à une société de gestion collective ; mais aussi des sacémisés qui aimeraient bien participer à l'aventure de la musique libre (libre diffusion auprès des mélomanes et des médiathèques, partage des sources, remixes, collaborations...).
On en fait quoi, de ces gens-là ? Parce que "chacun son truc", c'est un peu court, là, pour eux, non ?
Surtout quand par ailleurs des libristes purs et durs, avec du poil et sans clause NC, participent à des pince-fesses ou à des machins genre SARD pour réclamer du don obligatoire ou inventer une énième nouvelle solution révolutionnaire pour rémunérer les artistes...
dana
Messages : 5472
Inscription : 24 juil. 2004, 14:55

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par dana »

@incaudavenum
des libristes qui aimeraient bien confier la perception de leurs droits pour les diffusions commerciales à une société de gestion collective ; mais aussi des sacémisés qui aimeraient bien participer à l'aventure de la musique libre (libre diffusion auprès des mélomanes et des médiathèques, partage des sources, remixes, collaborations...).
On en fait quoi, de ces gens-là ? Parce que "chacun son truc", c'est un peu court, là, pour eux, non ?
pour les lecteurs du forum de dogmazic, on devrait préciser que ce sont des questions qui sont largement débattues en ce moment en interne dans l'association MLO!
Et surtout cette dernière question que pose clairement incaudavenum
Ce qui me gène dans la question en fait c'est le "on"
qui ça "on" ?
QUI « doit » ou « considère qu'il est de son devoir de » faire quelque chose de ces gens là ?
L'association Musique libre.org ? Une autre structure ? l'État ? La Sacem ? Une société de gestion des droits spéciale ?
(de mon point de vue comme je l'ai dit à mult reprises, j'aime tout le monde, je fais des bisous à tout le monde, je trouve tout ça hyper cool, la sacem, pas la sacem, le libre + la sacem, le libre tout seul etc.., tout ça est cool, MAIS j'ai pas envie de "m'occuper de tout le monde", et ne me sens porté pat aucune nécessité spéciale éthique ou pas, à m'occuper de tout le monde.. )
__sam
Messages : 612
Inscription : 11 mars 2005, 20:13

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par __sam »

argh, c'est de plus en plus compliqué de suivre le bon fil de discussion pour faire valoir sa voix ici ;)

pour les amateurs de synthèses (dont je fais parti) :

après tous ces échanges de partout, je crois qu'on peut dire qu'il y a 4 "partis" :

- ceux qui comme didier, pensent le syndicat et le CPI
- ceux qui comme incaudavenenum ou moi, pensent la clause NC
- ceux qui comme dana ou christophe pensent l'idéologie originelle
- ceux qui comme alexandre grauer pensent un truc que j'ai pas compris ;)

ces 4 groupes veulent disséminer la connaissance et l'usage de la libre diffusion, chacun à leur manière, avec leurs aspirations et leurs appréhensions du monde, et sont plutôt persuadés que les autres ont tords dans la mise en œuvre pour 'aboutir'.

j'aurai tendance à dire que l'on est globalement bloqué à ce stade depuis quelques temps. (en même temps, le mois de juillet est propice à faire passer des lois en 'scrèd')
ChristopheE
Messages : 283
Inscription : 24 avr. 2005, 11:16

Re: L'ASCAP veut combattre les CC.

Message par ChristopheE »

@incaudavenenum

Ce n'est pas forcément "court":

Chacun est assé grand pour choisir de gêrer ses droits individuellement (avec les travers que cela implique sans structure juridique de support derrière en cas de problème) ou bien pour confier la gestion de ses droits à une société civile missionnée par l'état ou ouverte à la concurrence suivant le bon vouloir de l'UE.

C'est simple , chacun choisi ce qui lui correspond le mieux.

Après rien n'empêche non plus ceux qui le souhaitent de se regrouper en syndicat d'artistes, société d'auteurs, groupement d'intérets économiques et autres qu'ils aient choisi les licences libres/ouvertes ou non.

Mais point de collecte et répartition obligatoire (gérée par une société relevant de la gestion collective), pour la gestion individuelle parce qu'il ne faut pas confondre droit d'auteur et espérance de rémunération, ce sont deux choses totalement séparées et différentes qui ne souffrent pas l'amalgame (voir dadvsi, hadopi qui en sont l'illustration exacte d'un amalgame forcé, ou comment obliger par la loi des consommateurs à consommer dans un cadre strict afin d'empêcher toute intitiative concurrente à l'industrie des loisirs numériques de proposer une alternative sous couvert de lutte contre les "pirates"...).

C'est un contre-sens historique que de vouloir mélanger gestion individuelle et gestion collective.
Les "libristes" qui veulent concéder la gestion de leurs droits peuvent tout à fait s'inscrire à la Sacem, c'est fait pour ça et à titre perso je ne dénoncerai jamais le fait qu'un "libriste" s'inscrive à la Sacem pour bénéficier du système (certes très perfectible) de collecte et de répartition.
Reste à clarifier ce qu'il advient des droits pré et post signature des statuts qui restent une grosse incompatibilité juridique puisque l'on concède les droits "passés, présents et futurs" et que les droits "passés" eux permettent le téléchargement légal.
Par contre les petit arrangement actuels entre CC et la Sacem ou ceux qui souhaitent pour des raisons personnelles de "rentabilité" faire du libre pour sa promo et utiliser la Sacem pour récupérer derrière du pognon, eux, sont doublement irresponsables parce qu' ils participent à alimenter l'idée que les cultures libres ne peuvent exister par elle-mêmes et ne sont qu'un faire valoir promotionnel des cultures industrielles.

Pour ce qui concerne les différentes initiatives qui fleurissent depuis quelques années autour du sois disant "libre", comme le "don obligatoire" (ça s'appelle du racket, même agrémenté de "acceptation" ou "répartition", parce que le don est un acte désintéressé, volontaire et individuel et en aucun cas obligatoire et collectif) , les différentes licences globales ou contributions créatives, sont de fausses bonnes idées de mon point de vue parce qu'elles dévalorisent de fait le champs culturel libre.

Enfin, la Sainte rémunération de "l'Artiste" que tout le monde mets à des sauces bien amères parfois, est trop aléatoire et conjoncturelle pour pouvoir entrer dans des règlements ou des organisations.

C'est simplement la rencontre d'une oeuvre et d'un public et cela échappe à tout entendement, sauf à transformer l'art en produit de consommation, mais à ce moment là, ce ne peut plus être de la création mais bien de l'industrie, où effectivement on peut causer de "revenus" voir de "salariat" pour les anciens artistes (pauvres et incompris..) devenus artisants (riches et célèbres...).
Je ne fais que mettre en perspective l'histoire de la valorisation économique de la musique ou du livre d'ailleurs, ou de la peinture.
(imaginons Van Gogh aujourd'hui allant "toucher" le chèque de vente des "tournesols" ou à l'inverse un artiste "industriel" de pointe décidant de renoncer tout simplement aux subsides des ventes de ses oeuvres considérant qu'elles méritent mieux que de l'argent comme reconnaissance...)

Les oeuvres musicales valorisées économiquement concernent 1% de la masse totale de création et ne mérite en aucun cas que l'on s'y attarde plus que leur représentativité réelle, tout du moins sur le plan économique(parce qu'effectivement dans ce 1% résident de temps à autres de vraies créations qui méritent que l'on s'y attarde sur le plan culturel comme partout ailleurs), mais ce ne sont finalement que des épiphénomènes au regard de l'industrie de la téléphonie mobile par exemple.

Malheureusement, tout se concentre sur ces 1 %: Les sociétés de gestion, le "business", le marketing donc la force de diffusion, les législations, les réflexions des uns et des autres, tout ce concentre sur les 1% valorisables économiquement.

A croire que les 99% autres n'existent pas sauf à servir de temps en temps de faire valoir comme la licence promotionnelle future qui permettra à l'industrie de percer dans des segments non exploités à ce jour comme le libre et donc à toucher des "niches numériques" qui étaient en train de s'éloigner du giron commercial.

Mais continuons donc à définir les cultures libres en "réaction/exclusion" pour les uns ou en "similitude/intégration" pour les autres par rapport à l'industrie des loisirs numériques, là où nous aurions dû nous affranchir complètement dès l'origine de ce référentiel, à minima des idées et méthodes qu'il véhicule.

Ce qui me gène en fait dans ce genre de discours sur l'assimilation gestion individuelle / collective c'est que c'est en soi une contradiction permanente.
Par contre, effectivement pour revenir au sujet de ce thread, l'assimilation se fera mais ce n'est pas le "libre" qui ira fricoter avec la gestion collective, se sont les Créative Commons (gestion individuelle) et le Copyright (gestion individuelle) qui sont en train de flinguer la gestion collective ou qui s'y préparent.

Donc c'est tout à fait paradoxal que ce soit des personnes comme moi qui défendent des cultures libres indépendantes et alternatives à l'industrie des loisirs numériques, qui viennent dénoncer les manoeuvres en cours visant à diluer la gestion collective comme dommage collatéral d'un pseudo affrontement CC/Copyright outre atlantique qui se déportera bien vite par chez-nous.

Et je ne défend pas dans mon discours l'image de l'artiste qui doit rester pauvre pour faire de l'art, du vrai, non, ce que j'exprime c'est que la valorisation économique d'une oeuvre n'est ni une obligation, ni systématique et que pour ceux qui souhaitent "vivre de leur musique" (puisque c'est ce qui est soujascent au désir de gestion collective dans le libre) le peuvent tout à fait en respectant la séparation gestion individuelle / gestion collective.
Mais l'hypocrisie qui consiste à dire sur internet on peut télécharger mes oeuvre et à la radio faut payer pour écouter, ça passe pas. désolé, ce sont deux média commerciaux.

Donc, non , c'est pas si "court" que pour "eux", et de mon modeste point de vue, ils doivent apprendre à "choisir" c'est à dire assumer le fait de faire du "libre" avec ses avantages éthiques et ses inconvénients économiques et réciproquement, enfin, tant que la licence-promo-sacem ou autre n'existe pas encore puisque cela résoudra tous les problèmes pour "eux".
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