Absolument d'accord avec toi Dana, la taxte à l'upload et autres "licences globales" ne répondront en aucun cas aux realités des "ahuris" que nous sommes.
Je lis de plus en plus de choses concernant ces points et il me semble que si on "globalise" d'une manière ou d'une autre l'accès à la culture numérique, nous pouvons
dores et déja plier boutique.
Ce que l'on oublie dans tout ça , c'est le fondamental, la liberté de l'artiste à choisir comment diffuser, donner, partager,vendre, exploiter ses oeuvres.
On remet en question dans les deux camps d'ailleurs ce fondamental, qui existe déja de fait puis que nous sommes là, avec nos différentes licences et nos différents points de vue.
(Et le fait qu'un album CC se retrouve dans les bacs de la FNAC montre bien que les licences ouvertes ne sont pas un gadget mais bien une évolution considérable et positive)
Pour les uns libre=gratuit donc dangereux et inproductif, pour les autres il faudrait un organisme de répartition des droits CC , et recréer un marché parallèle du libre, demander des royalties sur les diffusions ect.
Je trouve celà complètement idiot et surréaliste sachant que le but originel est la création d'un contenu culturel commun basé sur la gestion individuelle des droits.
Après ce qu'en font les artistes ça les regardes et eux seuls!
Dans cette histoire, personne ne remet l'oeuvre et l'artiste au centre du texte, bien au contraire, on ne parle que de supports et de média, de transaction commerciale , de protection des droits
mais surtout pas de contenu!
Les bénéficiaires de la taxe à l'upload ne seront jamais les artistes, puisqu'ils ne sont pas bénéficiaires aujourd'hui de la taxte sur les supports!
Si une société de gestion commune "CC" est créée elle le sera au bénéfice de quelques uns (pourquoi changer une équipe qui gagne, l'exemple de la SACEM le prouve).
Tout ceci me laisse le même gout amer que celui ressenti quelques années auparavant lors du "rachat massif" par les majors du mouvement alternatif afin de le tuer, dans la même indifférence générale d'ailleurs.
L'époque est différente mais les" ficelles du métier" sont les mêmes, et tout le monde va tomber dans le panneau.
Même si ce texte est aménagé, il renforce une fois de plus le pouvoir des intermédiaires au détriment des artistes et du public.
Mais peut-être est-ce la volonté de tous et que nous ne sommes finalement que des dommages collatéraux, une quantité bien négligeable.
Bonne zike à tous

(profitez-en ça risque de pas durer bien longtemps...)
Christophe-E.