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tbls et sam en interview avec Mano solo...

novembre -1 modifié dans Economie de la musique
Bonjour à tous,

TBLS et sam se sont fait interviewés par Mano Solo sur Aligre FM
http://lesgrandesroues.free.fr/?p=97#comments
«1

Réponses

  • ha oui, mais non. Faut real player pour écouter ça :roll: dommage :cry:
  • J'ai écouté ça.
    C'est pas inintéressant, ce que dit Mano Solo, mis en regard de l'évolution du "libre" (je parle du parasitisme de certains marchands qui nous prennent pour de la matière première gratuite). D'ailleurs, Thierry et sam étaient un peu sans voix (intimidés ?).
  • juin 2007 modifié
    Dans les commentaires tu peux télécharger l'émission en mp3 :D

    http://back.mano.free.fr/clou/Clou_20070526_1.mp3
    http://back.mano.free.fr/clou/Clou_20070526_2.mp3

    Sans voix, peut-être intimidés, surtout à court d'arguments à opposer au "redressement fiscal, structure commerciale"... Mano Solo est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, j'ai eu l'occasion de discuter un peu avec lui, et effectivement, de ce qu'il voit de haut. Du haut de quelqu'un qui s'autoproduit aujourd'hui mais qui s'est fait connaître grâce à des producteurs de major et qui a un discours très proche de la Sacem, tout en étant plus humain (contre les poursuites d'internautes...).
    Son avis est très intéressant car il pointe bien nos manquements réels et le manque de structuration des "libristes", en face d'une sacem ou d'un snac beaucoup plus influents.
  • Je remets ici un de mes postes remanié que j'ai écrit sur le forum d'un site qui ne vaut pas la peine qu'on lui fasse de la pub.

    Ce que dit Mano Solo (pas du tout un partisant du libre) est à mon avis très intéressant...
    On peut se poser des questions sur l'influence "néfaste" que pourrait avoir le libre et la gratuité.
    A refuser de rentrer dans le système sous prétexte de perdre notre âme [...], on peut se faire exploiter et permettre à certains de faire de l'argent avec notre "naïveté".
    Ce qui se passe en ce moment, pas que sur [bip], doit tous nous faire réfléchir.
    Cela ne remet pas en question mon engagement puisqu'à l'heure actuelle les LLD sont le seul mode de diffusion possible [...], mais je suis bien content d'avoir choisi la clause NC, même si le fondateur des Créative commons n'en voulait pas au départ.

    Ce que j'ajoute maintenant : L'intérêt des LLD est la possibilité donnée à tous de diffuser ce qu'il a aimé sans risquer de se voir poursuivre pour ce faire.

    NB : Ne me tapez pas trop fort dessus, je passe pour un intégriste du libre sur l'autre site...
  • Je crois qu'à partir du moment où on émet un avis un peu contradictoire sur le modèle publicitaire, on passe pour un intégriste sur beaucoup de sites qui en font l'usage. Je pense qu'ici tu es dans un sanctuaire de ce côté :D

    Il est certain que des initiatives telles que Pragmazic sont appelées à être de véritables centres névralgiques. Néanmoins, la nécessité de ces initiatives sont encore (trop ?) timides en ce moment. D'où la nécessité de se reposer sur des structures (labels, d'ailleurs sur Montpellier, le festival "dub en sauce" est un modèle du genre) pour rendre le modèle pérenne.
  • juin 2007 modifié
    C'est vrai qu'à l'écoute de cette émission, j'ai fait le parallèle avec Pragmazic...
    On n'est qu'au début de ce nouveau mode de diffusion, il y a des "requins" (ils ne faut pas dire des gens malhonnêtes !) qui en ont compris l'intérêt plus rapidement que les autres requins qui défendent l'ancien système. Pragmazic est une initiative intéressante et intelligente pour ne pas se laisser "pervertir" par cette nouvelle économie qui arrive à générer des profits sans quasiment dépenser d'argent.
    D'ailleurs, que donne Pragmazic ? Les débuts sont ils encourageants ?
  • puisqu'on parle de ma timidité, je m'exprime ;)

    moi j'ai été déçu par mano solo, (et thierry pas du tout)

    il s'est placé en papa. c'est vrai qu'il a une belle carrière, mais son discours ressemble très fortement à celui de 2 membres de zebda que j'avais rencontré :
    ils sont aujourd'hui connus, ils se sont fait connaître à une époque où l'internet n'existait pas, dans des structures 'indépendantes' mais qui fonctionnaient comme une structure commerciale standard. dans ce sens, ils sont en dehors de la réalité d'un jeune musicien.

    en revanche, et j'ai toujours tenu le discours qu'il faut pouvoir être professionnel, vivre de sa musique, trouver plusieurs sources de benef pour ne pas dépendre que d'un seul canal, et se faire payer pour tous les concerts ... sauf que dans la réalité, c'est pas toujours évident. c'est l'une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorables au licences libres sans clauses NC.

    voilà, donc mano solo, il fait de la musique que j'aime bien, mais défoncé, il est pas très interessant, ni très interessé. (en remettant dans le contexte, quand on entends ma voix au début du premier titre, on comprends qu'il ait pu nous prendre de haut)
  • Je connais _sam , un peu moi tbls...mais pas ce mr solo... :D
  • __sam écrit:
    puisqu'on parle de ma timidité, je m'exprime ;)

    Quand j'ai entendu le gars vous rentrer paternellement dans le lard, je me suis attendu à une réaction plus acide de votre part, en me disant : putain, si c'était moi, eh ben je lui enverrais pas dire, je te lui répondrais franco : "euh, non, ben euh, quoi, euh, voilà, euh, quand-même, hein, euh bon, enfin bref, faudrait que je l'écrive pour être plus clair, mais bon, quoi, euh, hein, faut pas pousser, non plus, merde, à la fin, eh oh, hein".

    Sinon, je connais le mec que de nom, et je crois que je n'ai jamais rien entendu de lui, ou alors, ça ne m'a pas marqué.
    __sam écrit:
    moi j'ai été déçu par mano solo, (et thierry pas du tout)

    il s'est placé en papa. c'est vrai qu'il a une belle carrière, mais son discours ressemble très fortement à celui de 2 membres de zebda que j'avais rencontré :
    ils sont aujourd'hui connus, ils se sont fait connaître à une époque où l'internet n'existait pas, dans des structures 'indépendantes' mais qui fonctionnaient comme une structure commerciale standard. dans ce sens, ils sont en dehors de la réalité d'un jeune musicien.

    Tu sais, petit, on n'est pas tous de la première fraîcheur, ici. Mais effectivement, c'est le genre de type qui exprime une conscience sociale, on dira, à l'intérieur du système dans lequel nous (chacun pour nos propres raisons) nous ne sommes pas entrés.

    __sam écrit:
    en revanche, et j'ai toujours tenu le discours qu'il faut pouvoir être professionnel, vivre de sa musique, trouver plusieurs sources de benef pour ne pas dépendre que d'un seul canal, et se faire payer pour tous les concerts ... sauf que dans la réalité, c'est pas toujours évident. c'est l'une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorables au licences libres sans clauses NC.

    Je comprends tout à fait ton point de vue, même si l'idée que ma musique ne me rapporte jamais le moindre revenu ne me dérange pas outre mesure (et ça, c'est difficile à comprendre pour la majorité des gens !). Un situ disait en 1957 : "Nos ambitions sont nettement mégalomanes, mais peut-être pas mesurables aux critères dominants de la réussite. Je crois que tous mes amis se satisferaient de travailler anonymement au ministère des Loisirs d’un gouvernement qui se préoccupera enfin de changer la vie, avec des salaires d’ouvriers qualifiés". C'est pas demain la veille, mais ça me conviendrait assez.
    Bien sûr, même si je n'attends pas après le flouze, je ne veux pas être le "pôv con" (comme il dit, si je me souviens bien) qui va engraisser les marchands. Tant que le "libre" était ignoré du commun des mortels, nous pouvions diffuser nos trucs dans la plus parfaite insouciance, et la diversité de nos objectifs respectifs ne posait pas de problème. A présent, le système marchand à l'écart duquel nous nous tenions nous rattrape et notre insouciance devient faiblesse. De ce fait, les propos de Mano Solo, même s'il n'évolue pas dans les mêmes eaux que nous, me semblent tout de même à méditer. Je trouve que le statut conféré par la SACEM aux auteurs n'est même pas à rejeter en bloc, d'ailleurs. Le problème est que la SACEM est une bureaucratie qui ne conçoit pas que l'oeuvre musicale puisse être autre chose qu'une marchandise et/ou une rente, et qu'à travers le lobby des éditeurs, les industriels y ont une place prépondérante. Bon, euh, je m'écarte un peu du sujet, là.
    Enfin bref, je tiens moi aussi à ma clause NC, et le "libre" à la sauce vaseline 2.0 me court de plus en plus sur le haricot. Moi je dis qu'il faut former un soviet de musiciens au couteau entre les dents et faire cracher l'impôt révolutionnaire aux auditeurs bourgeois (pour les prolos, ça doit rester gratos).
  • la timidité de sam devant mano solo ? on s'en fout ! sam et tbls ont pondu le meilleur album du monde (les dangers du rock'n roll) alors qu'il aille se rhabiller mano !!! 8)

    moi aussi , mankind, j'en ai mis tout un pâté sur le site que tu ne veux pas nommer (trigrammaton!!! :D), et effectivement "Ce qui se passe en ce moment" doit non seulement nous faire réfléchir mais agir. c'est pour ça que le futur site de dogmazic doit devenir un vrai "centre névralgique". c'est une étape nécessaire pour, ensuite, si la volonté de ses acteurs se coordonne dans ce sens, devenir, que sais-je? un syndicat des artistes de la libre diffusion?!!...SALD !!

    en attendant, j'ai l'impression qu'il faut que tout le débat actuel sur la pub, le web 2.0, l'entrisme, l'intégrisme, les sonyntendo tribaux et autres luttes des classes, conduise vers une mise à plat pour bien clarifier les choses, pour savoir ensuite où l'on va. en fait pour déterminer où dogmazic situera son niveau de "cohérence".

    je veuxdire...

    pour reprendre l'image de l'écologiste qui roule en 4x4... l'écologiste cohérent puriste ne roulerait certainement pas en 4x4, mais il ne roulerait pas non plus en voiture. il n'aurait pas non plus d'ordinateurs ni rien d'électronique puisque pour fabriquer des circuits intégrés, on utlise du CFC. il bannirait les mousses synthétiques, puisque là pareil, il faut du CFC pour en fabriquer, donc ce type n'utiliserait aucun objet qui contient de la mousse. donc par exemple il ne prendrait pas non plus de transports en commun, puisque les fauteuils blablabla.... bref, là, le pauvre écolo 100% puriste, il ne fait plus rien.

    donc... entre le militant écolo qui roule en 4x4 et le militant puriste qui fait plus rien, il doit y avoir un juste milieu, non? ce niveau optimal qui nous pousserait en avant pour agir pour rendre le monde meilleur... non mais sinon le débat tourne en rond si on ne dit pas où veut-on aller et comment on va y aller. Comment, c'est à travers dogma/pragmazic, n'est-ce pas? reste le où...

    c'est hors sujet par rapport à ce thread, mais c'est complètement dans le sujet et j'aurais pu mettre ce blabla dans n'importe lequel des derniers threads, vu que ça tourne toujours autour des même thèmes... c'est que ça nous tient à coeur. il y a sans doute un vrai questionnement, que le débat constructif va mettre au clair...

    et moi je si ramène toujours ça au futur site, c'est con, mais c'est super précis et hyper pragmatique : c'est parce que tout ce débat est (il me semble) directement lié à la conception du futur site en fait... et réciproquement comme dirait l'autre.
  • C'est alléchant, taro, ce que tu dis là.
    Moi, je suis à fond pour le SALD.
  • Oui,

    Qu'est-ce qui est acceptable ou pas, définir des règles acceptées par tous, ça s'appelle une charte, voire un pacte pour la musique en libre diffusion (non commerciale, il est nécessaire de le rappeler)

    PPMLDNC ou CPMLDNC ?
  • C'est alléchant, taro, ce que tu dis là.
    Moi, je suis à fond pour le SALD.
    A ne pas confondre avec le SALO : Syndicat des Artistes de la Lèche Ordinaire...
  • Les lâcheurs de temps viennent de poser une question qui s'apparente à ça dans une interview de Sebkha-Chott. Pour nous la solution réside dans la symbiose groupe/public et la confiance mutuelle qui doit y exister.
    J'essaie de rassembler mes idées là-dessus et d'écrire un truc valable de bout en bout.
    A tout'.
  • Oui très bonne idée, ça nous fera un peu plus de lecture sur ce sujet, je pense que j'écrirai aussi quelque chose d'ici peu.
  • Bon, j'ai écrit la réponse à l'interview, mais c'est en langage Ohrelandais.
    Je la poste quand même, et je la traduis au besoin pour ceux qui voudront.

    (petite précision préalable : Sebkha-Chott est sous licence art libre et c'est un choix. non pas qu'on considère que le CC-by-nc soit mauvais ou quoi, mais on veut plus de liberté, en ce qui nous concerne)
    Ma botte et mes casques à clous,

    Alors, on me demande, et je m'amène, humble et grand comme un Prince (mais pas un Prince d'Egypte qu'on aurait balancer à la baille avec l'eau du bain, des chiottes et de la machine à laver - c'est salaud pour les crocodiles du Nil qui ne savent plus quoi ou qui bouffer dans cette histoire) pour répondre à ta question.

    Donc, comme tu l'as compris, oui, des choses se trament, des secrets se transmettent de discrétion en discrétion, et donc, oui, des rumeurs de nouvel opus croisent les eaux des possibles. Donc oui.

    Mais parlons du libre, puisque tu le souhaites.
    D'abord, soyons pragmatiques, les gens (que dis-je, nos gens) achètent-ils nos disques alors qu'ils sont librement téléchargeables depuis notre site (et non simplement gratuitement) ? La réponse est oui.
    Pourquoi ? La réponse est longue...

    Ohreland, ça n'est pas rien. Ca n'est pas que le fruit d'une imagination débordante. Ohreland, c'est aussi une démarche, despotique, soit, mais volontariste ô combien. Ohreland c'est donc Sebkha-Chott, sa Nomenklatura (sous mes ordres éclairés), et c'est le peuple, avide et hagard, et demandant toujours un peu plus.
    Ca veut dire quoi ? Ca veut dire qu'Ohreland vit en tant que tel, et non sa Nomenklatura d'un côté, et son peuple de l'autre. Le peuple (le public pour ceux qui aiment les termes moins démocrates) est partie intégrante de la vie de Sebkha-Chott. Le public est co-producteur (à travers des souscriptions), le public est pris à parti (lors des concerts), le public est autant Ohreland que Sebkha-Chott. Donc le peuple public vit et est manifestement un être de volonté qui prend part à la vie des artistes qu'ils affectionnent. En contrepartie, Sebkha-Chott offre une confiance sans borne à celui-ci, notamment en distribuant librement ses oeuvres (sous Licence Art Liibre, pas de clause NC, c'est important, ça), notamment en organisant des entrées libres et des sorties au chapeau aux concerts et meetings de la Nomenklatura. Et surtout, mais c'est une évidence, si le public est digne de confiance, le peuple est également digne d'intérêt. A Ohreland, le peuple ne boit pas la soupe culturelle qu'on lui balance à travers la gueule sans lui demander si ça lui plaît ou pas, en disant un tel est teeeeeeeeeeeeeeellement sensible, et tel autre telleuuuuuuuuuuuuument musical, mais c'est normal parce qu'il en écoute -de la merde- depuis qu'il est petit....
    NON !
    Le peeple, à Ohreland, a toujours le droit au fin du fin. Non pas en termes de goûts, car cela appartient à chacun, mais en termes d'honnêteté de démarche artistique créative et créatrice. L'Amicale du Mekanik Metal Disco, structure de production d'arts eklektiks libres d'Ohreland et ailleurs, en fait d'ailleurs son fer de lance, partant du principe qus'il n'est pas objectivement possible de décider de ce qui est bon, il est toujours possible de dire ce qui ne l'est pas, et que l'honnêteté artistique transparaît toujours à travers les oeuvres.
    Du coup, et la boucle est bouclée, le peuple nous attend au tournant, et, nous l'espérons, n'hésitera pas à nous abandonner le jour où nous dévierons de cette ligne. En attendant, comme le disait Frank "Present-day composers refuse to die", Ohreland continue son chemin et grossit ses rangs chaque jour un peu plus, et grâce à vous, mes lâcheurs, d'ailleurs.

    Et puis, j'ai lu ça un jour, dans une interview d'artistes sur le téléchargement. Sur les 12 ou 13 interviewés, seul 1 n'était pas chez Po(u)lydor (celui qui taille la haie, vous avez ?), et 1 seul donc ne s'émouvait pas de l'avènement du téléchargement. C'était l'ancien batteur de la Mano Negra. Et il disait simplement ça : "Bah, si on n'achète plus nos disques en massses, c'est pas très grave, on recommencera à faire des concerts, comme avant".

    Donc, la vraie question, c'est : "Y a-t-il des gens qui viennent à vos concerts ?", ou encore "Faîtes-vous des concerts (de qualité) ?".


    Dehors les frileux, vous rentrerez un jour au chaud !

    Öttoritairement,

    C'est un point de vue Stallmanien, dans un sens.



    Edith s'excuse auprès des lâcheurs pour avoir divulgué cette pièce de l'interview avant la publication de l'interview.
  • Heu quelqun pourrai décrire vite fait pourquoi la clause nc est "pas terrible" ou "bizarre", je sais pas trop comment dire mais tous les deux postes on li nc si, nc sa alors que j'ai mis mes morceau sous license nc-nd-2.0. quelle est l'inconvenient de cette license? (dsl de ce petit detournement) ra le novice....
  • L'inconvénient (j'utilise une licence cc-by-nc-sa ainsi que la lal pour d'autres projets) est la demande automatique d'autorisation à l'artiste pour chaque réutilisation commerciale (dans le cas "nc"), pour ceux qui ont une licence avec le "nd", c'est pour toute modification qu'il faut demander une autorisation.

    Ceux qui défendent la lal disent souvent que ça limite les réutilisations de la musique (puisque demande d'autorisation), et que, autant pragmatiquement qu'idéologiquement, il devient nécessaire de s'en passer pour clarifier les rapports "artiste/artistes/diffuseurs/publics".
  • L'inconvénient (j'utilise une licence cc-by-nc-sa ainsi que la lal pour d'autres projets) est la demande automatique d'autorisation à l'artiste pour chaque réutilisation commerciale (dans le cas "nc"), pour ceux qui ont une licence avec le "nd", c'est pour toute modification qu'il faut demander une autorisation.

    nc et nd sont justement précisées pour que les usages commerciaux d'une part et les modifications d'autre part ne soient pas autorisées de manière automatique. Je me souviens des causeries là dessus, passionnées (style la clause nd et même nc enlèveraient aux licences le caractère de licences "libres" etc.)
    quand tu écris "inconvénient", je songe à ces causeries là. (voir les vastes débats sur framasoft à l'époque).
    Inconvénient pour qui ?
    L'auteur fait son choix, il a ses raisons, ça ne doit pas être un inconvénient de son point de vue (ou alors il agit contre son intérêt.. soit par ignorance de ce que serait son "avantage" soit pas masochisme ou peur :)
    Est-ce que c'est un inconvénient pour l"usager comme on dit ?
    Humm
    Perso je me dis, au moins ça oblige l'usager à demander l'autorisation à l'auteur pour certains usages, ça fait donc du lien social entre l'auteur et l'usager. C'est plutôt pas mal par les temps qui courrent.. le fait d'être obligé de faire l'effort de passer un coup de fil ou d'envoyer un mail.. un peu de réel quoi..
    Et puis ça évite des mauvaises surprises (de retrouver son machin dans un environnement disons.. désagréable..) : ou modifié dans une direction désagréable..
    certaines de mes chansons (surtout les trucs à texte) sont sous licence NC ND parce que j'aimerais pas qu'on tourne en dérision certains passages qui me tiennent à coeur, et encore moins qu'on vende des choses que j'ai été moi-même incapable de vendre (et qu'au fond j'ai pas envie de vendre).
    etc..

    Enfin bon
    le truc dans cette histoire de clauses nc nd, c'est de bien réfléchir au fond à la raison (ou aux raisons) pour laquelle on choisit ces clauses. Je sais que pour mes instrumentaux, ou mes photos, je choisis toujours une licence plus ouverte, autorisant les modifs, mais pas le commerce (sans mon consentement). Mes textes, mes essais etc. par contre sont en général "nd". Ce sont donc des raisons et justifications très personnelles, aboslument pas généralisables. Chacun se raconte sa petite histoire là dessus je pense, l'important est qu'elle fonctionne pour soi.
    etc.
    je préconise le cas par cas donc

    comment pratiquez vous les uns et les autres ?
    Est-ce que ça vous arrive de choisir des licences différentes selon le type de "création" ?
    je pense en tous cas pour répondre à matrakage, qu'on peut tirer parti de la souplesse des licences creative commons : j'y vois même là la raison de leur succès (même si parfoois ça a eu tendance à devenir un peu le supermarché des licences libres, si on tient compte de toutes les versions sample, sample plus etc..)
    de la souplesse donc..
    (et du coup une armature idéologique moins pregnante.. c'était le repoche que je faisais à la LAL par exemple, enfin que pas mal de gens de musique-libre.org faisaient : d'où un certain pragmatisme contre l'idéologie etc..)
  • juin 2007 modifié
    tu as raison dana, mais,

    Quand je parle d'inconvénient, c'est pour souligner que ce n'est pas facile d'avoir le contact de toutes les personnes qui veulent/utilisent ta musique, et que pour toi, artiste, contrôler cela est assez difficile. C'est d'ailleurs une des argumentations les plus pertinente, je pense contre le mention "nc" ou "nd". Le reste se base sur l'idéologie très parallèle de la licence libre informatique.

    C'est garder un contrôle ou se prémunir d'une utilisation "frauduleuse" de sa musique.

    J'utilise le "cas par cas" aussi suivant la démarche de l'oeuvre que je produis (oeuvre collective ou pas), tout en étant conscient qu'il ne faut pas que je "brouille" trop les pistes. Par défaut, mes musique sont en "cc-by-nc-sa", parce que je bosse avec de la matière sonore et que je trouve essentiel de pouvoir la réutiliser pour d'autres oeuvres. Et la "nc" parce que je ne veux pas en faire du commerce.

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