dana a écrit :tu poses j'ai l'impression de manière discrète la question de la légitimité pour telle ou telle oeuvre d'être admise dans la catalogue d'uune médiathèque
tu auras noté j'espère le soin que je prends dans mon exposé à NE PAS recourir à ces problématiques.
je ne crois pas que ce soit aux institutions ou aux médiathèques de décider ce qui est légitime ou pas, pas plus qu'aux experts, pas plus qu'aux universitaires
Le "problème", c'est qu'il est fort probable que tes interlocuteurs se posent cette question, et finissent par se dire « C'est bien gentil tout ça, mais ça n'est pas très sérieux » (sérieux voulant ici dire légitime). Une médiathèque a un catalogue, et doit dans une certaine mesure opérer une sélection. La question de la légitimité de l'œuvre se pose très fortement. Dans le domaine de la musique, le marché de la musique, de par son caractère sélectif, peut représenter une légitimité minimale.
Alors bon, soit on se situe en dehors de cette histoire de légitimité (très bien, dans l'absolu je suis plutôt pour), soit on affronte cette problématique.
Il me semble que la remise en perspective des acteurs du marché de la culture comme des entreprises motivées (bien naturellements) par leur profit, permet sans diabolisation de saper quelque peu cette légitimité de professionnel de la musique triant le bon grain de l'ivraie.
À partir de là, on pourrait arguer que toute création musicale est légitime et devrait être représentée dans les médiathèques. Sauf que, en pratique, c'est loin d'être évident. À la base, ça demanderait une réflexion très large sur la création musicale et ses formes, y compris celles qui sont mal identifiées. Donc je pense que si l'on part dans l'idée d'ouvrir les médiathèques à une sorte "d'ensemble de la création musicale", on risque de se casser la gueule, faute de pouvoir définir cet ensemble.
Par contre, la libre diffusion permet de définir un ensemble, même peu uni : on a au moins un critère objectif. Une force à exploiter pour l'argumentation ?
dana a écrit :mpop a écrit :Celle validée par le marché de la musique comme étant viable commercialement, ou bien quelque chose de plus large ?
ben heu
j'ai pas du être clair là, mais je crois que mon texte répond à cette question
Vi vi, il y répond. Je me contentais juste de la reposer, en partant de l'angle des objectifs d'une médiathèque.
Je propose juste une petite inflexion de perspective, ça ne contredit pas nécessairement ton propos
