TOTORESK a écrit :je me trompe ou chacun campe sur de mauvaises lectures de l'autre?
Dans mes bras !
Oui, il s'agit exactement de ça.
TOTORESK a écrit :christopheE a relevé deux axes :
(1) les uns d'assimiler les cultures libres dans le système industriels en espérant faire partie des 1% de valorisation économique
(2) les autres de proposer une réelle alternative sans se focaliser uniquement sur la valorisation économique.
hors , désolé si je parle a la place des autres mais je crois qu'il y a gros malentendu la dessus........
le (1) : incaudavenenum , sam (entre autres)
le (2) : didier(eisse) , moi (entre autres)
si je ne me trompe pas , dana , je te vois plus dans la (2) ou ni l'une ni l'autre.....
je me trompe peut-etre mais j'ai l'impression que tu(dana) mets eisse dans la premiere categorie......non?
bon...je sais c'est pas tres poli de parler a la place des autres , mais il me semble important de signaler ce genre de quiproquo ..........(si s'en est un.....)
l
Tu réitères malheureusement toi-même l'erreur fondamentale commise par Christophe, entre autres, au sujet de ma position. J'ai dit, ce qui a malheureusement froissé quelques susceptibilités, que la "gestion individuelle" était un fantasme. Je me vois contraint d'enfoncer le clou en soulignant qu'ici, on se répond parfois à partir de l'idée fantasmatique qu'on se fait de ce que pense l'autre plutôt qu'à partir de ce qu'il exprime réellement.
Ainsi, le clivage entre deux axes que tu reprends à ton compte est complètement à côté de la plaque, je trouve.
En effet, je ne suis absolument pas partisan "d'assimiler les cultures libres dans le système industriels en espérant faire partie des 1% de valorisation économique". C'est un contresens complet.
Déjà, moi personnellement, je n'espère en rien faire partie des fameux 1%, du fait que j'aurais plutôt tendance à refuser toute utilisation commerciale de ma zic.
Je remets en cause le paradigme de la gestion individuelle et je dis qu'une combinaison gestion collective/NC
pour ceux que ça intéresse pourrait éviter que nos débats soient éternellement pollués par le faux problème de la rémunération des artistes, et que cela nous permettrait de nous recentrer sur la libre diffusion auprès des mélomanes et les collaborations artistiques, ce en quoi je suis parfaitement d'accord avec Dana qui pourtant est contre toute compatibilité SACEM/LLD.
Ai-je dit quelque part que, même dans cette éventualité, je souhaitais, moi, adhérer à un organisme de gestion collective ? NON !
Quant à sam, qui serait peut-être plus directement concerné que moi par l'hypothèse d'une valorisation économique de ses
diverses activités musicales, l'avez-vous entendu dire qu'il aspirait à vivre uniquement de droits de diffusion commerciale perçus par la SACEM ? NON !
Christophe et toi, Totoresk, et sans doute vous autres, bande de chenapans qui trouvez si gonflant et déplacé que sam et moi (ainsi que nos milliers de partisans tapis dans l'ombre), nous remettions en cause le dogme sacré de la gestion individuelle, vous nous répondez en fantasmant sur nos objectifs, nous confondant abusivement avec les jeunes talents naïfs qui, eux, rêvent effectivement d'intégrer les rangs de ces salauds de 1%. Moi, le premier qui me traite de jeune, je lui fais bouffer mes points de retraite. Et puis, imaginons un sam qui gagnerait de quoi vivre décemment en cumulant quelques cachets de concerts, quelques droits de diffusion commerciale perçus par la SACEM, un peu de vol à l'étalage, quelques allocs ou un boulot alimentaire à mi-temps... est-ce qu'il ferait alors partie des 1% ? C'est quoi le critère de la valorisation économique ? A partir de quelle quantité de thune on peut dire qu'il y a valorisation ?
J'apprends que je fais partie de ceux qui veulent
assimiler les cultures libres dans le système industriel. Eh ben NON. Bien au contraire.
Je pense qu'une fois évacué le faux problème de la rémunération, on pourra se concentrer justement sur les cultures libres dans le champ non-commercial. C'est au contraire la réitération constante de la question de la rémunération des artistes qui "assimile les cultures libres dans le système industriel" en faisant du négoce de gré à gré et du fric le point central de nos pratiques.
Mais à part ça, je suis totalement en désaccord avec Dana lorsqu'il déplore que cette discussion ait lieu sur ce forum et je suis pleinement d'accord avec Christophe sur ce coup-là. Le fait que certaines de nos discussions soient réservées aux adhérents est peut-être un moyen de susciter les adhésions, mais bon, je ne vois vraiment pas pourquoi tout cela ne se dirait pas en public.
Je suis d'accord aussi avec Didier pour l'organisation d'un vote. Par contre, je n'ai pas compris sur quoi porterait le vote. Et d'accord aussi pour que l'asso fasse profiter les gens comme Circus Marcus de son expertise. En revanche, le coup de "l'idéologie qu'on nous martèle" et de la "récré", c'est une manière assez indigne de discréditer les propos avec lesquels tu es en désaccord. Ce ne sont pas des arguments mais des attaques ad hominem.
Juste un truc encore :
TOTORESK a écrit :a parce que dire qu'il faut que la sacem gère le coté commerciale des utilisateurs de licences libres s'en est pas un de fantasme?
esperer que la sacem laisse a ses adhérents le choix de gérer différemment chacun de leur titres.....ça s'est du concret?? "dans le monde tel qu'il est"???
faire confiance a la sacem pour différencier les œuvres antérieur a l'inscription mises sous LLD.........du fantasme ?..... non??
Ben je m'étais laissé dire que, dans le plus grand secret, une société de gestion collective dont nous tairons le nom avait pris langue avec certaines organisations dont nous tairons aussi le nom, et que l'association Musique Libre, qui n'en pense pas moins, avait été observatrice de tout ça. Ce n'est pas vraiment un fantasme, ça. De même que l'expérience de la BUMA, quoique très restreinte, n'est pas un fantasme, et la concurrence imposée par l'Europe, et qui pourrait permettre aux auteurs français de passer par d'autres sociétés que la SACEM n'est pas un fantasme mais une probabilité.
Je veux dire par là qu'en restant accroché au dogme de la gestion individuelle et en renvoyant la gestion collective à un ailleurs inconciliable, au lieu de profiter du contexte, on laisse une certaine mixture se faire sans nous, donc dans une optique qui risque effectivement de ne pas nous plaire du tout.