dj3c1t a écrit :Quand tu passes en caisse, tu tentes ta chance à chaque fois ?
bien rival / non rival
c'est très différent
Je te disais ça par rapport à ta phrase comme quoi il te semblait difficile de déterminer ce qu'était une utilisation commerciale. Une utilisation commerciale n'a rien à voir avec la notion de bien rival et non rival.
Cette histoire de bien rival/non rival n'a de sens que lorsque qu'on arrive à l'utilisateur final, c'est-à-dire celui pour qui la musique est une fin, pas un moyen.
Pour un professionnel, la musique sert à faire autre chose que simplement l'acquérir pour l'écouter. C'est un moyen d'augmenter son profit, un moyen de gagner sa vie. le bien peut donc être non viral que ça n'a aucun rapport. Un slogan aussi est un bien non rival, une pensée mise sous la forme d'une suite de mots, il n'empêche que le professionnel ne commande pas un slogan pour avoir une suite de mot mais pour avoir un moyen d'obtenir autre chose. Il ne paie donc pas pour une phrase choc ou une typo mais pour une idée qui va lui permettre de gagner une élection, par exemple.
La musique chez le coiffeur, c'est un moyen, pas une fin. La musique chez moi, c'est une fin, même si c'est pour détendre mon chien quand je ne suis pas là. Je ne gagne rien avec. Il est donc normal que je perçoive en tant qu'auteur une rémunération.
dj3c1t a écrit :Quand tu achètes une paire de chaussure, c'est une transaction commerciale.
Quand je paye mon FAI aussi
Tu ne paies pas ton FAI pour écouter de la musique. Ce n'est pas lui qui crée des sites Web qui mettent de la musique en streaming, pas plus que ton navigateur Web ou ton pote qui te file un lien vers tel ou tel site. Ton FAI gagne sa vie en te fournissant un service, comme le département te fournit un service en entretenant un réseau routier.
Pour les FAI, il y a autre chose à faire. D'abord briser ce monopole des 4 et permettre un Internet symétrique pour que les internautes soient de vrais fournisseurs de contenus et en finir avec le Web 2.0 et la centralisation des contenus. Permettre l'émergeance de vrais fournisseurs d'accés alternatif et citoyens. Ensuite se servir du P2P pour donner un vrai élan aux échanges non commerciaux de l'information et de l'art dématérialisé en brisant l'un des aspects les plus méprisable du Web 2.0, la collecte et la vente des données personnelles.
Je n'ai pas réponse à tout non plus. Mais je sais une chose, si on cherche des solutions à partir du système tel qu'il existe aujourd'hui, la marge de manoeuvre est beaucoup trop faible et on tombera inévitablement dans les mêmes recettes qui ne marchent pas.
Hors si l'on veut changer les choses, il n'y a qu'un moyen, changer le système.
C'est pourquoi, il faudrait distinguer deux choses qui n'ont rien à voir, les échanges entre les particuliers qui ne doivent pas être sujets à rémunération et les utilisations commerciales qui doivent être beaucoup mieux rémunérées. C'est la que se trouve l'argent, pas dans la poche du consommateur.
Résumons :
Musique à destination du particulier :
échanges gratuits légaux et sans limite, utlisation massive du P2P et fin des plateformes centralisatrices qui coûtent cher.
Musique à destination des professionnels :
transaction commerciale encadrée par la loi permettant aux auteurs de percevoir une rémunération minimum. n'importe qui peut entrer dans cette catégorie, l'encadrement par la loi sort la musique du marché de l'offre et de la demande, ce qui fait que les critères ne sont plus le prix, mais peuvent être, par exemple l'esthétique.
Quand on sectorise l'activité de cette manière on obtient le droit de faire de la musique qui peut être totalement sortie de la sphère marchande. Il suffit juste de ne pas faire de transaction commerciale avec. Et alors la clause NC est claire et sans équivoque.
Et dans le même temps, celui qui crée de la musique à usage non commercial n'est plus en concurrence avec celui qui crée de la musique à usage commercial.
Sectorisation de l'activité de création, identification claire des usages et encadrement de la loi, on obtient une vraie alternative à destination des particuliers à l'art commercial calibré actuel, une vraie rémunération pour les auteurs qui veulent gagner de l'argent avec leurs oeuvres, la fin de la dévalorisation de la création, la fin des intermédiaires parasites et la fin des lois liberticides.