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Oui, l'Hadopisation du monde est possible [ hoax inside ]

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Réponses

  • Mais eux qui sont si rigoureux envers les critiques, d'où vient cette clémence qu'ils affectent pour les méchants auteurs ? Je vois bien ce qui les afflige ; ils ne veulent pas être détrompés. Il leur fâche d'avoir admiré sérieusement des ouvrages que mes satires exposent à la risée de tout le monde, et de se voir condamnés à oublier dans leur vieillesse ces mêmes vers qu'ils ont autrefois appris par coeur comme des chefs-d'oeuvre de l'art. Je les plains sans doute ; mais quel remède ? Faudra-t-il, pour s'accommoder à leur goût particulier, renoncer au sens commun ? Faudra-t-il applaudir indifféremment à toutes les impertinences qu'un ridicule aura répandues sur le papier ? Et au lieu qu'en certains pays on condamnait les méchants poètes à effacer leurs écrits avec la langue, les livres deviendront-ils désormais un asile inviolable où toutes les sottises auront droit de bourgeoisies, où l'on n'osera toucher sans profanation ?

    Boileau, Discours sur la satire
    http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_la_satire

    merci plein beaucoup rico (+ koko pour l'identification du portrait que j'aurais été incapable de faire) de nous inviter à lire ces délicieuses satires ô combien vivifiantes encor'aujourd'hui
    http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Satires_(Boileau)

    un bon début de week end du coup :)
  • Celle sur les embarras de Paris est un vrai régal :)
  • génial
    j'imagine que ceux qui de nos jours encore errent dans Paris trouveront là un récit qui leur cause
    Mais le jour est venu quand je rentre chez moi.
    Je fais pour reposer un effort inutile :
    Ce n'est qu'à prix d'argent qu'on dort en cette ville.
    Il faudrait, dans l'enclos d'un vaste logement,
    Avoir loin de la rue un autre appartement.

    Paris est pour un riche un pays de Cocagne :
    Sans sortir de la ville, il trouve la campagne ;
    Il peut dans son jardin, tout peuplé d'arbres verts,
    Recéler le printemps au milieu des hivers ;
    Et, foulant le parfum de ses plantes fleuries,
    Aller entretenir ses douces rêveries.

    Mais moi, grâce au destin, qui n'ai ni feu ni lieu,
    Je me loge où je puis et comme il plaît à Dieu.

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